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Le troisième lien devrait être à l’est, dit une nouvelle étude

La congestion routière coûte des millions de dollars à la société

Le troisième lien devrait être à l’est, dit une nouvelle étude
Photo d'Archives

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Le troisième lien interrives pour relier Lévis à Québec devrait être situé à l’est du territoire, suggère une nouvelle étude qui chiffre les pertes annuelles en lien avec la congestion routière à 36,2 millions$.

Rendu public hier, le rapport de 63 pages a été commandé par la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA) aux firmes Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) en collaboration avec WSP. 

«La configuration des infrastructures de transport et l’interconnexion routière à l’est du territoire facilitent un raccordement entre les deux rives par un lien additionnel, soit entre l’échangeur des autoroutes 40/440, à Beauport, et l’échangeur Lallemand, à Lévis», y explique-t-on. Aux heures de pointe, les deux ponts actuels ont atteint leur saturation depuis au moins l’année 2011.

On estime que la construction d’un nouveau pont entre l’île d’Orléans et la rive nord constitue «une opportunité concrète de fusion de ce projet avec celui d’un troisième lien».

Appelé à réagir à ces conclusions, le maire de Québec, Régis Labeaume, a réitéré que sa priorité est de connaître l’impact d’un troisième lien sur la circulation sur la Rive-Nord. «Je veux seulement qu'ils nous expliquent comment on va faire pour circuler avec les milliers de voitures qui viendraient de l'est alors qu'actuellement le trafic est pare-chocs à pare-chocs jusqu'à Seigneuriale», a-t-il demandé.

Des pertes en temps et en argent

L’étude signale par ailleurs qu’un troisième lien à l’est «paraît être la solution la plus porteuse sur le plan économique et pour le développement industriel aux bénéfices de la région».

Pour la seule année 2014, on évalue que la congestion routière - sur dix tronçons de la grande région - a causé une perte économique de 36,2 millions$ et la gaspillage de 1,5 million d’heures. Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a qualifié ces chiffres de «conservateurs», puisqu’ils sont calculés à partir des données anciennes et incomplètes. Selon lui, les pertes réelles se situent probablement autour de 100 millions$.

Bureau de projet

L’étude ne se prononce pas sur le type de troisième lien à privilégier (pont, tunnel, etc...). On y indique «qu’il appartiendra au nouveau bureau de projet d’en préciser les conditions et modalités». Le gouvernement du Québec a récemment doté ce bureau d’un budget de 20,5 millions$.

Le député caquiste François Paradis a fait savoir que l’étude «conforte une évidence» chez les citoyens de la région qui subissent quotidiennement les conséquences de la congestion. D’après lui, le ministère des Transports doit désormais accélérer la mise en place du bureau de projet.

Avec la collaboration de Dominique Lelièvre