/news/education
Navigation

Un deuxième examen modifié à cause d’un «bris de confidentialité»

Coup d'oeil sur cet article

Pour la deuxième fois en deux semaines, le ministère de l’Éducation a dû remplacer une épreuve ministérielle en raison d’un bris de confidentialité.

Une directive du ministère, obtenue par Le Journal, a été envoyée au réseau scolaire mardi concernant le remplacement de l’épreuve ministérielle de mathématiques de quatrième secondaire de la séquence Culture, société et technique, prévue le vendredi 16 juin.

Un «incident technique» survenu lundi «met à risque la confidentialité de l’épreuve» prévue vendredi avant-midi et le ministère «doit procéder à son remplacement», peut-on lire. «Dans une perspective d’équité et de justice (...), les élèves seront soumis à une épreuve équivalente à celle élaborée en premier lieu», précise la direction de la sanction des études.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on s’est contenté d’affirmer mardi soir que des vérifications sont en cours à ce sujet, sans pouvoir donner de détails sur la nature de l’incident technique.

Il y a deux semaines, une situation similaire s’était produite alors qu’un problème était survenu aux services d’impression du Centre de services partagés du Québec (CSPQ). Une partie de l’épreuve ministérielle d’anglais de cinquième secondaire avait dû être remplacée à cause d’un «bris de confidentialité».

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx a démenti mardi avant-midi les rumeurs de fuites dans les réseaux sociaux concernant l’épreuve ministérielle d’histoire qui s’est déroulée mardi. L’information qui a circulé sur le web provenait plutôt d’anciennes versions de cette épreuve, a-t-il précisé.

Son attachée de presse, Marie Deschamps, a par ailleurs précisé mardi soir que le scénario était le même pour les rumeurs de fuites concernant l’épreuve de mathématiques de quatrième secondaire de la séquence Sciences naturelles, qui s’est déroulée lundi.

L’an dernier, une fuite dans les réseaux sociaux avait forcé le ministère de l’Éducation à annuler une question de l’examen d’histoire, avant d’accorder finalement les points à tous les élèves.

À la suite de cet incident, les façons de faire ont été revues pour réagir plus rapidement si un tel événement se reproduit, a précisé le ministre Proulx mardi.

«On travaille maintenant au ministère avec une cellule de crise, on a une chaine de commandement, on a une chaîne de communication et on a des épreuves de remplacement. S’il y a une fuite avant l’examen, on est en mesure de changer l’examen, et s’il y a une fuite après, on est capable de travailler rapidement pour prendre la meilleure décision», a-t-il indiqué.