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«C’est à Montréal que tout a commencé pour moi»-Lawrence Gowan

«C’est à Montréal que tout a commencé pour moi»-Lawrence Gowan
Photo courtoisie

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Chanteur du groupe Styx depuis le départ de Dennis DeYoung, en 1999, le Canadien Lawrence Gowan entretient un lien particulier avec le Québec. «C’est drôle comment nous partageons notre histoire avec Montréal», dit-il. Le Journal s’est entretenu avec le chanteur à propos du nouvel album de Styx, The Mission, qui est le premier disque du groupe en 12 ans.

Au bout du fil, Lawrence Gowan est très enjoué. «Comment ça va? Excuse-moi pour mon français. J’étais meilleur avant, mais je manque de pratique!»

Dans les années 1980 et 1990, Lawrence Gowan a connu beaucoup de succès au Québec avec sa carrière solo. «Montréal est la première ville où j’ai eu un numéro un, avec A Criminal Mind, dit-il. Et après, avec Cosmetics. Le premier succès de Styx, Sweet Madame Blue, a aussi été au Québec.»

C’est en 1997 que Gowan a rencontré pour la première fois les membres de Styx, un groupe originaire de Chicago. «C’était au Centre Molson, dit-il. On m’avait demandé de faire la première partie. Je n’avais jamais vu Styx en concert avant!»

Remplacer Dennis DeYoung

Deux ans après cette rencontre, le chanteur recevait un appel. Dennis DeYoung quittait le groupe et les ­musiciens cherchaient un nouveau chanteur. «C’est drôle parce que dès le moment où j’ai commencé avec le groupe, je me suis senti à l’aise, dit Gowan. Le public a aussi bien répondu au changement. Les gars ne voulaient pas que je chante comme Dennis. Ils voulaient que j’apporte­­ quelque chose de différent.»

Étrangement, même s’il entame sa 19e année comme chanteur de Styx («j’ai joué près de 2000 spectacles avec le groupe»), Lawrence Gowan n’a jamais parlé avec Dennis DeYoung depuis qu’il l’a remplacé. «La seule fois où je l’ai rencontré, c’était lors de la soirée au Centre Molson, dit-il. Je l’ai vu quand il a quitté la scène. On avait fait des blagues. Mais c’est tout. Je sais que les gars n’étaient pas en bons termes avec lui quand ils se sont séparés.»

Et que dit-il des rumeurs, il y a quelques années, d’une éventuelle réunion de DeYoung avec Styx? «Je n’ai jamais entendu de discussions à ce sujet au sein du groupe, dit Gowan. Peut-être qu’il y a des fans du groupe qui aimeraient ça. Personnellement, j’aimerais bien voir Peter Gabriel retourner avec Genesis! Mais si ça arrivait, je ­m’ennuierais aussi de Phil ­Collins, car il chantait des pièces que j’aime.»

Comme en 1979

Lawrence Gowan a mis une fois de plus son empreinte au sein de Styx avec le nouvel album, The Mission. «Nous voulions que ça sonne comme un album classique de Styx de 1979, dit-il. Nous prétendions que nous étions dans les années 1970 et que je faisais partie du groupe depuis toujours. Nous avons enregistré l’album sur des bandes analogues. La seule chose que nous n’avons pas faite, c’était de porter des vêtements des années 1970!» (rires)

Avec un premier album en 12 ans, Gowan ne sait pas comment le disque sera reçu par les amateurs de Styx. «Nous avons près de deux millions d’abonnés sur notre page Facebook, dit-il. Les gens semblent heureux qu’un nouvel album sorte. C’est pour eux et pour nous-mêmes que nous l’avons fait.»

En 2010, Gowan a recommencé à donner des spectacles en solo, parallèlement à sa carrière avec Styx. Prévoit-il continuer cette démarche? «Je vais donner sept ou huit concerts solos cette année, dit-il. J’adorerais faire 100 concerts de Styx et 100 spectacles de Gowan chaque année. Mais si je faisais ça, tu lirais ma notice nécrologique très rapidement!»

♦ Le nouvel album de Styx, The Mission, est présentement sur le marché. Le groupe viendra donner quelques concerts au Québec en août. Pour les dates: styxworld.com.