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Rio Tinto: Pas d’investissements, mais un discours rassurant

Le chef de la direction de Rio Tinto, Jean-Sébastien Jacques, a donné un point de presse, hier matin, à Jonquière.
Photo Roger Gagnon Le chef de la direction de Rio Tinto, Jean-Sébastien Jacques, a donné un point de presse, hier matin, à Jonquière.

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JONQUIÈRE | Le chef de la direction de Rio Tinto, Jean-Sébastien Jacques, n’avait pas d’annonce majeure à faire lors d’un point de presse qu’il a tenu mercredi matin, mais son discours a redonné espoir quant à l’avenir de l’industrie de l’aluminium dans la région.

Plusieurs dossiers sont en suspens pour Rio Tinto au Saguenay–Lac-Saint-Jean: on attend toujours la deuxième phase de construction de l’Usine Alma, l’incertitude règne à Arvida où les cuves précuites doivent cesser leurs activités en 2020 et on cherche encore une solution pour entreposer les résidus de bauxite de l’usine Vaudreuil.

Cela n’a pas empêché le chef de la direction de Rio Tinto de tenir un discours qui se voulait rassurant mercredi matin. «Quand on aura l’opportunité d’investir et de développer encore plus [dans la région], nous le ferons», a indiqué Jean-Sébastien Jacques.

Rester compétitif

Pour l’instant, l’entreprise veut demeurer compétitive en gardant ses coûts de production bas tout en conservant la qualité de ses produits.

Selon le grand patron de Rio Tinto, le marché mondial de l’aluminium est cyclique, et nous assistons présentement à un creux de vague. Le prix du métal gris est bas en raison de la surproduction provenant de la Russie et de la Chine, a-t-il répété.

Transformation

M. Jacques a aussi coupé court aux aspirations de ceux qui voudraient que la région tire profit de la présence de Rio Tinto pour se spécialiser dans la transformation de l’aluminium.

«Historiquement, on était dans la transformation. On regardera comment mieux se positionner au premier et deuxième niveau de transformation, mais on ne retournera pas au temps où on avait des laminoirs à chaud et à froid», a-t-il affirmé catégoriquement.

Sous la direction de Jean-Sébastien Jacques, Rio Tinto se focalisera dans des endroits où elle pense être compétitive soit dans la bauxite, dans l’alumine et dans l’aluminium.

Autres rencontres

M. Jacques rencontrera le premier ministre Couillard jeudi en compagnie de la ministre l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, pour expliquer les plans de développement de l’entreprise pour l’avenir. Ils discuteront aussi de la survie de l’usine Vaudreuil, «qui a un rôle essentiel dans l’approche de Rio Tinto au Saguenay.»

Des rencontres sont aussi prévues avec des clients américains. Jean-Sébastien Jacques est présentement dans la région pour visiter les installations de l’entreprise avec la douzaine de membres du conseil d’administration de la multinationale.

Syndicat: Des propos « porteurs d’espoir »

Pour le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Alain Gagnon, le discours du Jean-Sébastien Jacques est «porteur d’espoir».

Alain Gagnon a rencontré Jean-Sébastien Jacques mardi. Il aurait aimé entendre des engagements plus précis de la part du chef de direction de Rio Tinto, mais le président du SNEAA reconnaît que les relations entre la direction et les travailleurs se sont améliorées.

«Ça fait un an et demi que Jean-Sébastien Jacques est à la tête de l’entreprise et c’est déjà sa troisième visite dans la région», raconte le président du syndicat d’Arvida en mentionnant que l’ancien directeur, lui, n’était venu qu’une seule fois en cinq ans et qu’il n’avait pas pu le rencontrer.

Priorité à vaudreuil

Pour Alain Gagnon la priorité est de prolonger la vie de l’usine Vaudreuil au-delà de 2022. «C’est là-dessus que repose la santé de tout le Complexe Jonquière», rappelle-t-il.