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Bonne fête, papa!

Bonne fête, papa!
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Pour le meilleur et pour le pire, c’est la promesse qu’on s’est faite ya une couple d’années, mais on avait pas pensé à ce moment-là qu’entre les deux extrêmes, ya une tonne de variantes d’état d’esprits. Qu’on peut parfois ressentir toutes en même temps, ou toutes dans la même journée.

Quand on s’est choisis pour bâtir une famille, j’étais loin de me douter d’à quel point c’était important, choisir le meilleur papa du monde pour mes enfants.

Dans mon livre à moi, un papa, c’est impliqué. Pis l’implication, ça commence bien avant l’arrivée des rejetons. Ça assiste au cours prénatal sur l’alimentation des nourrissons, quand sa blonde peut pas s’absenter du travail!

Ça hésite pas à arracher un bouton de sa chemise pour prendre son bébé en peau-à-peau, parce que sa femme est dans un autre hôpital. Pis ça invente des chansons pour rassurer son poupon, en l’absence de sa maman.

Ça manque parfois du boulot, quand les enfants sont malades. Parce que lui aussi il a des congés pour obligation familiale. Pis que sa femme aussi a une job à garder.

Pis qu’il rechigne pas, non plus, à l’idée de passer une journée télé avec un coco fiévreux, faut l’avouer!

Je le soupçonne même d’avoir rêvé en silence d’une couple de semaines de congé parental, lui aussi!

Dans mon esprit, un papa, c’est aussi la continuité de maman. Ça hésite pas à prendre les trois kids avec lui pour passer la tondeuse, même s’il sait que ça va prendre au moins deux mille fois plus de temps à faire le gazon, pour qu’elle aille s’entrainer.

Pis ça garde pas ses enfants, un papa, parce que pour lui ya rien d'exceptionnel à être avec ses enfants. C’est jamais une corvée pour lui, de prendre soin de sa tribu!

Ça invente des recettes, parfois douteuses, mais toujours de bonne foi, pour nourrir ses oisillons, pour que maman aille prendre un café, une fois de temps en temps. Ou qu’elle reste au bureau pour finir un gros dossier.

Parce que le bonheur de sa blonde compte aussi, dans sa famille.

Oh pis c’est audacieux, parfois, un papa! C’est même parfois un petit peu imprudent! Mais quand il assiste son enfant qui escalade un jeu clairement trop compliqué pour lui au parc, il lui apprend à ne pas avoir peur de repousser ses limites, à foncer malgré ses frayeurs.

Quand il passe des heures à côté de son gars à l’aider à remonter sur son skate, malgré les petites éraflures, il l’aide à comprendre le concept ben, ben abstrait de la persévérance.

C’est pas toujours à son affaire, pis ça a tendance à manquer d’assiduité sur le ménage, des fois! C’est clair que pour lui, deux-trois paires de bobettes qui traînent sur le plancher de la chambre des enfants, quand tu reçois la famille au complet à bruncher, c’est pas un cas de panique apocalyptique.

Mais il va faire un effort, parce qu’il sait que pour toi, c’est important.

Bon et faut aussi l’avouer, c’est un sapristi de bon support, un papa. C’est là, quand l’épuisement te guette, pis quand tu commences à dérailler sur des tâches qui s’accumulent sans fin dans ta liste mentale.

C’est le soutien le plus important, quand t’as l’impression de ne rien réussir de bien, quand les enfants vous en font voir des vertes pis des pas mures pis que la maison semble s’auto-salir.

Ça dédramatise tes petites fins du monde du quotidien, ça te donne des ailes, pis ça te trouve belle.

Même si tes fesses ont ben grossi, depuis l’arrivée des petits, pis que les fluctuations d’hormones ont pas toujours une bonne influence sur ton humeur, il reste là.

Même quand les p’tits changent de personnalité au fil de leur scolarité, même si les nuits sont dures, même si les enfants que t’as portés ont fait chuter ta libido à zéro.

Même quand il s’en met lourd sur les épaules, pour pas te stresser encore plus que déjà tu ne l’es.

Parce que c’est ça, un papa, dans mon livre à moi : un petit peu plus comme ci, un peu moins comme ça, mais une chose est sûre : c’est aussi mon héros à moi!

Bonne fête des pères, à tous les papas!