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Un hôtel abandonné fait vivre un enfer à un jeune couple

Vicky Cadieux-Guérin et son conjoint DavidClaveau n’en peuvent plus des jeunes qui vont faire du grabuge dans un hôtel abandonné de Bégin situé à côté de leur maison.
Photo Stéphane Bouchard Vicky Cadieux-Guérin et son conjoint DavidClaveau n’en peuvent plus des jeunes qui vont faire du grabuge dans un hôtel abandonné de Bégin situé à côté de leur maison.

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BÉGIN | Un couple de Bégin vit dans la peur, alors qu’il estime être la cible de vandales en raison de la surveillance qu’il effectue sur le site d’un hôtel abandonné situé tout près de leur résidence.

L’Hôtel du Grand Nord a connu des jours meilleurs. Aujourd’hui, ce qui a jadis été un attrait touristique dans la municipalité de Bégin est un bâtiment délabré, laissé à l’abandon, qui menace de s’effondrer.

Vicky Cadieux-Guérin et son conjoint DavidClaveau n’en peuvent plus des jeunes qui vont faire du grabuge dans un hôtel abandonné de Bégin situé à côté de leur maison.
Photo Stéphane Bouchard

Vicky Cadieux-Guérin, son conjoint David Claveau et leur jeune enfant vivent à côté de cet hôtel. Ils sont locataires d’une maison qui appartient à l’actuel propriétaire de l’auberge, Robin Brochu. Ce dernier a acquis le terrain de l’hôtel lors d’une vente pour non-paiement de taxes.

Manque de surveillance

Au départ, ils effectuaient un peu de surveillance quand des jeunes allaient visiter le bâtiment laissé à l’abandon pour y faire la fête ou causer un peu de grabuge. À cause de cette surveillance, le couple pense subir des représailles et être devenu la cible d’actes d’intimidation qui surviennent plusieurs fois par semaine.

Vicky Cadieux-Guérin et son conjoint DavidClaveau n’en peuvent plus des jeunes qui vont faire du grabuge dans un hôtel abandonné de Bégin situé à côté de leur maison.
Photo Stéphane Bouchard

Dès que la nuit arrive, des vandales se pointent chez eux. Ils font du bruit, allument des feux d’artifice vers la maison, crient des insultes au jeune couple. «On voit toujours les mêmes quatre ou cinq véhicules, des Civic modifiées», précise Vicky Cadieux-Guérin.

Si la jeune mère qui attend son deuxième enfant est à court de solutions et espère que le harcèlement dont sa famille est victime cesse, elle et son conjoint n’ont jamais songé à déménager.

Difficile d’intervenir

La Sûreté du Québec (SQ) est au courant du problème que vit le couple. Son porte-parole, Jean Tremblay, admet cependant qu’il est difficile d’intervenir sur les lieux.

Bien qu’un poste de la SQ se trouve à Saint-Ambroise et que des patrouilles sont effectuées le plus souvent possible, la simple présence policière ne peut à elle seule régler le problème. Tant que l’hôtel sera là, il attirera des voyous, pense Jean Tremblay.

La SQ collabore avec la municipalité pour trouver une solution définitive à ce problème.

Changer le zonage

Du côté de la municipalité, on espère pouvoir démolir l’hôtel et construire quelques maisons ou chalets. Le hic, c’est que le terrain sur lequel se trouve le bâtiment est zoné agricole et qu’il est présentement impossible de construire de nouveaux édifices sur ce lot de terre.

Le maire de l’endroit, Gérald Savard, confirme qu’une demande a été déposée à la Commission de protection du territoire agricole et que des discussions ont eu lieu avec le propriétaire actuel pour démolir l’ancien Hôtel du Grand Nord.

Dans un bref entretien téléphonique, le propriétaire de l’hôtel, Robin Brochu, nous a dirigés vers la municipalité pour obtenir de l’information sur l’avenir du bâtiment. Il a aussi affirmé ne pas être au courant de l’intimidation dont sont victimes ses locataires.