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Un vendeur de drogue se dénonce

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Un revendeur de cocaïne a préféré se dénoncer aux policiers afin d’éviter que ses fournisseurs et créanciers s’en prennent à sa famille.

Éric Côté, de Chicoutimi, s’est adonné au trafic de cocaïne pendant quelques semaines afin de régler des difficultés financières, mais il a utilisé l’argent de la vente de drogue à des dettes pressantes sans avoir payé ses fournisseurs.

Mécontents, ceux-ci ont exigé paiement immédiat, sans résultat, puis l’ont pourchassé en automobile sur la voie publique dans le but de lui faire comprendre que leur dette est prioritaire à toute autre, quelle qu’elle soit.

Quand les menaces sont devenues plus précises envers des membres de sa famille et qu’il a réalisé que ses proches allaient subir les conséquences de son imprévoyance, Côté a dénoncé ses créanciers en se rendant dans les bureaux de la Sécurité publique de Saguenay.

Accusations

Quand les policiers lui ont demandé des détails sur l’identité et la motivation de ses créanciers, il a bien dû révéler son implication dans le trafic.

Vendredi, Côté a plaidé coupable à des accusations de trafic de cocaïne entre le 1er juillet et le 12 août 2015. Il aurait fait des ventes pour une valeur de 4000 $. Son avocat, Me Julien Boulianne, a demandé la confection d’un rapport présentenciel en prévision des représentations sur sentence le 5 octobre prochain, au palais de justice de Chicoutimi. «C’était une période difficile pour monsieur: il y a eu un accident avec son fils et des difficultés financières. Il a fait ça pour les rembourser», a ajouté l’avocat de la défense.

Julien Boulianne, avocat de la défense.
photo roger gagnon
Julien Boulianne, avocat de la défense.

Le trafic d’onces de cocaïne est généralement puni par une peine de prison. «Substantielle», a tenu à souligner le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michaël Bourget. Il a donné son accord à une telle démarche auprès du service de probation afin de savoir comment une personne sans antécédent judiciaire, hormis une fraude il y a de cela 25 ans, a pu se laisser convaincre que la vente de drogue allait régler ses difficultés financières.

Quant à ses créanciers et fournisseurs, ils sont accusés de trafic, menaces, extorsion; ils devront faire face à la justice au cours des prochaines semaines. Il leur est interdit d’entrer en contact ou de communiquer directement ou indirectement avec le revendeur.

Éric Côté, lui, demeure en liberté sur engagement d’ici sa sentence.