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Une tournée estivale chargée

Cowboys
Photo courtoisie

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Même s’ils roulent leur bosse depuis déjà plus de 20 ans, Les Cowboys Fringants seront encore très occupés, cet été. Le quatuor connaîtra l’une de ses tournées estivales les plus chargées de sa carrière, avec des participations à plusieurs ­événements d’envergure. Le Journal s’est assis avec Marie-Annick Lépine, Karl Tremblay, Jean-François Pauzé et Jérôme Dupras pour jaser musique, festivals et météo.

«En 20 ans de carrière, c’est peut-être arrivé trois fois qu’il n’ait pas fait beau à nos shows», lance Marie-Annick Lépine, d’entrée de jeu. «Nous avons eu zéro spectacle annulé par la météo», renchérit Karl Tremblay. «En fait, oui, la première Saint-Jean en 1997 à Pointe-aux-Trembles!», rétorque Marie-Annick. «Ah oui, c’est vrai! répond Karl. Mais c’était sur un stage pas de toit. L’art de ne pas s’aider!» (rires)

Depuis deux décennies, Les Cowboys Fringants se font un point d’honneur de parcourir le Québec durant la période estivale. Mais cette année, plus que jamais, le groupe sera la tête d’affiche de plusieurs festivals importants (FrancoFolies, Festival d’été de Québec, Rockfest, Festivals des Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu et Gatineau).

Le succès d’Octobre

Grâce au succès de son dernier album, Octobre, paru à l’automne 2015, la formation a constaté que le public s’était renouvelé. «Notre dernier disque a eu une réception tellement incroyable que ç’a fait revivre tout ce qu’on a vécu avant, dit Marie-Annick. L’engouement du public pour cette tournée-ci est ­impressionnant.»

«Depuis l’album Que du vent, en fait, on a de plus en plus de jeunes de 19-20 ans qui viennent nous voir, dit Karl. C’est rempli de cégépiens et de jeunes universitaires. C’est le fun! Ils viennent faire le party. Le shack à Hector n’a jamais été aussi populaire qu’en ce moment.»

«On ne met que des hits dans notre spectacle, dit Marie-Annick. On a maintenant 130 chansons dans notre répertoire. Dans le spectacle, ça va de 1997, avec Awikatchikaën, à 2015, avec Marine marchande

Peut-on dire que le groupe vit présentement un succès qui rappelle son album mythique, Break syndical, paru en 2002? «Ce ne sera jamais ça, parce que c’était vraiment une “Cowboys-mania” à l’époque, répond Jean-François Pauzé. Tu ne faisais pas un coin de rue à Montréal sans voir un chandail vert [qui représentait la pochette de Break syndical]. C’était vraiment quelque chose de spécial. Mais en ce moment, il y a une super fidélité du public. Les jeunes viennent nous voir et ils connaissent autant les nouvelles tounes que les vieilles.»

«Notre dernier album, au niveau des chansons, c’est celui qui a le plus fonctionné depuis La Grand-Messe en 2004», remarque Jérôme Dupras.

Jeunes enfants

Les Cowboys Fringants, qui sont tous parents de jeunes enfants (Marie-Annick­­­ et Karl ont des enfants de deux et quatre ans, Jean-François en a un de trois ans et Jérôme en a deux de trois et un ans), ne prévoient pas tourner en famille cet été.

«Dans les trois quarts des festivals que nous faisons, le concert commence à 22 h, dit Marie-Annick. Dans les salles, quand c’est à 20 h, ma grande est capable de regarder le premier set sans trop de misère. Mais on n’écoute pas tant la musique des Cowboys chez nous, donc pour elle, ce n’est pas comme si elle était l’enfant d’un parent qui tripe sur les Cowboys et qui nous écoute chaque jour. Elle aime ça, mais on ne s’oblige pas encore à les amener. Je pense qu’ils vont vraiment aimer ça dans les prochaines années.»

 

La tournée

Le 300e de L’Assomption

L’ASSOMPTION

17 juin 2017 - 21 h

«En 1998, on a fait un spectacle extérieur marquant à L’Assomption, car notre carrière a failli s’y terminer, dit Jean-François. On était jeunes et un peu imbéciles. C’était un show de la St-Jean et on avait fait quelques mauvaises blagues.» «Nos chums étaient dans la foule et je faisais des blagues de lutte durant le spectacle», ajoute Karl. «On disait: ­“L’Assomption, un pays!”. Ç’a mal passé», indique Jean-François. «Surtout qu’on était dans la circonscription de Jacques Parizeau...», ajoute Jérôme. «Le journal local avait titré: “Une St-Jean ternie par des Cowboys navrants”» mentionne Jean-François sous l’hilarité générale du groupe.


Les Francofolies

MONTRÉAL

18 juin 2017 - 22 h 30

Le dernier passage des Cowboys aux Francos remonte à 2003, en pleine folie Break syndical. «On jouait sur la scène Bleue Dry, qui accueillait 10 000 personnes, dit Jérôme. Notre gérant avait averti l’organisation qu’il y aurait ­beaucoup de gens au ­spectacle. Mais ils ne pouvaient pas nous changer de scène, à cause d’une histoire de commanditaires.» «Je me souviens qu’il y avait du monde qui se faisait écraser dans les clôtures, ajoute Marie-Annick. Les gens pleuraient à l’avant. C’était moyen. Mais point de vue succès, c’était dur de faire mieux!» ­«Finalement, ils ont ­annoncé une foule de 110 000 personnes, dit Jean-François Pauzé. On a ­longtemps été considérés comme la plus grande foule des Francos.»


Rockfest

MONTEBELLO

22 juin 2017 - 22 h


Fête Nationale de LACHINE

LACHINE

24 juin 2017 - 21 h


Festival de la chanson

TADOUSSAC

29 juin 2017 - 20 h


Festival d’été de BELOEIL

BELŒIL

6 juillet 2017 - 21 h


Festival Eau Grand Air

BAIE-COMEAU

8 juillet 2017 - 21 h 30


Festival d’été de QUÉBEC

Scène Bell

11 juillet 2017 - 21 h 30


Traversée internationale du lac St-Jean

ROBERVAL

29 juillet 2017 - 21 h


Festival du Cochon

SAINTE-PERPÉTUE

4 août 2017 - 21 h 30


Osisko en lumière

ROUYN-NORANDA

10 août 2017 - 21 h 45


International de Montgolfières

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU

18 août 2017 - 21 h 15

«En 2007, le festival de Saint-Jean fut le Waterloo du groupe parce que c’est après ce concert qu’on a appris le départ de Domlebo [ancien batteur des Cowboys], de même que celui de deux joueurs de cuivres et deux techniciens de son, se souvient Jean-François. La moitié de notre équipe partait.» «On venait de finir quatre ans de tournée assez intense», explique Karl. «Marie-­Annick tournait son album solo, à ce moment-là, et je l’accompagnais, dit Jérôme. Quelques jours après, les gars (Karl et Jean-François) étaient venus nous rejoindre à Québec.» «Il y avait eu un meeting au sommet à Lévis», mentionne Jean-François. «On était démolis, dit Marie-Annick. C’était très émotif.»


Le show de la rentrée

ACTON VALE

19 août 2017 - 20 h 30


Fête des Citoyens

BEAUHARNOIS

26 août 2017 - 20 h 30


Festival de Montgolfières

GATINEAU

31 août 2017 - 21 h 15