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50 PME de l’aéronautique québécoise à l’assaut

Elles tenteront de faire leur place lors de ce grand rendez-vous parisien

CS300
Photo courtoisie, Salon de l’aéronautique et de l’espace La grappe Aéro Montréal sera bien présente cette année, avec une délégation de plus de 120 personnes, travaillant autant pour de petits fournisseurs que pour des géants comme Bombardier. Sur la photo, le CS300 de Bombardier lors d’une édition précédente du Salon.

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PARIS | Bombardier n’est pas la seule société québécoise à saliver alors que s’ouvre le Salon de l’aéronautique et de l’espace, lundi, à Paris. Plus de 150 représentants d’entreprises aérospatiales d’ici fouleront alors le sol de l’immense Parc des expositions du Bourget, un site aussi grand que 40 terrains de football, dans l’espoir d’y brasser des affaires.

Jusqu’à vendredi, près de 150 000 professionnels de l’aéronautique et de l’aérospatiale sont attendus à ce qui constitue le plus grand rendez-vous de cette industrie. Tous les deux ans, des transactions totalisant des milliards de dollars sont conclues lors de cet événement incontournable.

La grappe Aéro Montréal sera bien présente cette année, avec une délégation de plus de 120 personnes, travaillant autant pour de petits fournisseurs que pour des géants tel Bombardier.

L’industrie canadienne de l’aérospatiale représente près de 28 milliards de dollars du PIB, et 208 000 emplois.

Le Québec représente à lui seul près de 45 % de l’industrie, même si le nombre de travailleurs québécois œuvrant en aérospatiale est passé de 42 500 à 39 000 depuis 2014. Les 205 entreprises de ce secteur génèrent un chiffre d'affaires de 14,4 milliards $ à l’échelle de la province chaque année.

Des dizaines de rencontres

«Pour nous, c’est l’événement phare de l’industrie, explique Suzanne Benoît, la présidente d’Aéro Montréal. C’est l’endroit où nos entreprises peuvent réaliser de vraies bonnes ventes. Tout le monde est présent.»

Toute la semaine, des rencontres entre entreprises se déroulent en privé. Petites ou grandes, toutes les sociétés disposent d’un kiosque où elles font valoir leurs innovations dans l’espoir d’attirer des clients potentiels.

Aéro Montréal y voit une occasion sans pareil pour ses membres de s’ouvrir à de nouveaux acheteurs, alors que l’industrie d’ici se montre encore très dépendante face aux acteurs locaux comme Bombardier et Bell Helicopter.

Bombardier

Bombardier Aéronautique espère que le salon du Bourget lui permettra de répéter le succès de l’édition 2015. Sa présence cette année sera néanmoins plus modeste, la compagnie ayant choisi de ne pas offrir de présentation aérienne.

Le conflit qui l’oppose à Boeing, qui l’accuse devant les autorités américaines de concurrence déloyale, risque aussi de retenir l’attention des observateurs. «Je ne spéculerai pas à cet effet», a toutefois soutenu le président de Bombardier Avions commerciaux, Fred Cromer, jeudi, lorsqu’il a été interrogé au sujet de l’impact sur les ventes du Salon du Bourget et sur le conflit avec Boeing.

«L’industrie souhaite de l’innovation, et c’est ce que nous lui offrons. Les faits sont de notre côté et nous sommes déterminés à poursuivre avec ce programme C Series», a-t-il insisté.

L’événement en bref

La 52e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace aura lieu au Parc des expositions du Bourget, à Paris, du 19 au 25 juin, sur un immense territoire équivalent à 40 terrains de football.

Le Bourget, c’est aussi :

  • 150 000 professionnels
  • 200 000 membres  du grand public
  • 150 aéronefs en présentation aérienne et exposition.
  • 296 délégations issues de 91 pays.
  • 2300 exposants issus  de 48 pays.
  • 4360 journalistes accrédités.