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Les hauts et les bas de Jean Beaulne

L’ex-Baronet remonte la pente avec un livre et un album

Jean Beaulne entrevoit aujourd’hui l’avenir avec optimisme, deux ans après des déboires judiciaires qui l’ont laissé sans le sou.
Photo Jean-François Desgagnés Jean Beaulne entrevoit aujourd’hui l’avenir avec optimisme, deux ans après des déboires judiciaires qui l’ont laissé sans le sou.

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Deux ans après avoir essuyé un cuisant revers dans la cause judiciaire qui l’opposait au compositeur français Michel Legrand, l’ex-Baronet Jean Beaulne affirme qu’il a tourné la page et qu’il consacre maintenant son temps à faire la promotion de sa biographie et d’un album américain que son ancien groupe avait enregistré à New York dans les années 1960.

«J’en ai fait des belles et je vais en faire encore», a lancé un Jean Beaulne qui n’a jamais cessé de sourire lors d’une rencontre récente avec Le Journal de Québec.

La vie n’était pas aussi rose en 2015 quand un juge de la Cour supérieure a interdit à M. Beaulne de diffuser un documentaire sur Michel Legrand qu’il avait tourné. L’affaire l’a laissé sans le sou et dépressif.

«Je me suis fait arnaquer pour un million et demi», soutient encore l’homme de 75 ans, qui n’a cependant pas poussé plus loin les procédures judiciaires.

«Quand j’ai reçu le jugement, j’ai décidé que ça s’arrêtait là. Ils m’ont fait perdre huit ans de ma vie. À partir de maintenant, je m’occupe de moi.»

L’album oublié

Le grand ami du regretté René Angélil a alors recommencé à écrire des chansons, a couché son histoire dans un livre, et, surprise, a retrouvé la trace d’un album des Baronets oublié, celui qui devait lancer la carrière américaine du trio.

C’était en 1965. Repéré par hasard à Montréal par un représentant de l’étiquette Vee-Jay Records qui cherchait des vedettes à endisquer après avoir échappé les Beatles, rien de moins, le groupe québécois s’était envolé pour New York.

Un album a été enregistré avec des membres des Four Seasons, mais la faillite de Vee-Jay, survenue quelques semaines plus tard, a tué dans l’œuf le rêve américain des Baronets.

Des destins changés

En raison des lois américaines, les Baronets n’ont jamais pu se réapproprier les bandes et lancer l’album sous une autre étiquette. Ce n’est que tout récemment que Jean Beaulne a pu les retrouver et qu’il les a mises sur un disque intitulé La vie en rose.

Aujourd’hui, Jean Beaulne reste persuadé que cet album aurait ouvert les portes des États-Unis aux Baronets.

«Sans la faillite, on serait passés à American Bandstand», dit-il, faisant référence au célèbre rendez-vous musical hebdomadaire qu’animait Dick Clark sur la chaîne ABC.

Un succès au sud de la frontière aurait aussi changé la destinée du trio. Pierre Labelle ne serait pas devenu humoriste. Et, rappelle M. Beaulne, «René n’aurait pas rencontré Céline...»