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La Ville doit attendre l'automne pour le pouvoir d'expropriation

Le maire espère que la mesure sera incluse dans un projet de loi omnibus

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Photo Daniel Mallard Le maire Régis Labeaume ne comprend pas comment la demande de la Ville de Québec a pu être exclue du projet de loi 122 voté récemment.

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La Ville de Québec n’a pas obtenu le pouvoir qu’elle souhaitait pour exproprier les propriétaires de maisons laissées à l’abandon, mais compte bien se reprendre à l’automne.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, est revenu lundi sur l’adoption du projet de loi 122, qui octroie des pouvoirs supplémentaires aux municipalités. Il a regretté que le gouvernement n’ait pas donné suite à une des principales demandes de la Ville de Québec: une simplification du processus d’expropriation des propriétaires qui laissent dépérir leur édifice.

«On a appris que ça s’est perdu en cours de route dans la commission parlementaire. Quand on a appris ça, on n’était pas ben ben de bonne humeur», a commenté M. Labeaume.

Actuellement, pour en arriver à exproprier quelqu’un, la Ville doit faire la preuve que son édifice représente un danger pour la santé ou la sécurité de la population. «Ce qui est extrêmement compliqué», convient le premier magistrat.

La Ville souhaitait que l’expropriation soit possible lorsque le propriétaire se trouve en contravention avec les règlements de la Ville.

Édifices en décrépitude

Plusieurs édifices en décrépitude sont dans la mire, dont la maison Pollack, sur Grande Allée, et le maire donne aussi l’exemple de la boucherie Bégin, sur la rue Saint-Jean. L’édifice est abandonné et placardé depuis des années, et les voisins se plaignent de son allure et des odeurs émanant de la bâtisse moribonde.

«On trouve ça plate parce que pour la boucherie Bégin, on voulait agir rapidement. Mais on n’a pas les moyens, là.»

Le maire a bon espoir que la mesure réclamée pourra être adoptée par l’entremise d’un projet de loi omnibus lors de la prochaine session parlementaire. «On va la reprendre dans l’omnibus qui devrait être voté à l’automne.»

Réaction de l’opposition

Régis Labeaume interpellera le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, à cet effet. «Il n’a pas le goût de dire qu’il l’a échappé. Pour nous, ça va être dans l’omnibus.»

Pour la chef de l’opposition, Anne Guérette, ce délai fait bien l’affaire du maire, qui balaie ainsi un autre sujet épineux sous le tapis. «Quand on veut quelque chose, on s’en préoccupe. [...] Il s’organise pour pousser ça par en avant encore.»

Des bâtiments ciblés par la Ville

  • La maison Pollack sur Grande Allée
  • La boucherie Bégin sur la rue Saint-Jean
  • Le 47, rue Sainte-Geneviève

Autre moyen dont s’est dotée la Ville de Québec

Le programme d’acquisition de bâtiments du PPU de la colline Parlementaire, adopté lundi.

Sont visés :

  • Le terrain du patro et de l’église Saint-Vincent-de-Paul
  • L’église Saint-Cœur-de-Marie
  • La «petite maison blanche» de l’avenue Wilfrid-Laurier
  • L’îlot Lépine et la maison Pollack