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Une tornade qui laisse de gros dégâts sur son passage

Tornade
Photo Pierre-Alexandre Maltais

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HÉBERTVILLE | Environnement Canada a confirmé lundi ce que les résidents d’Hébertville savaient déjà depuis dimanche: c’est bel et bien une tornade qui a ravagé avec une force jamais vue le secteur du village situé près du mont Lac-Vert, au Lac-Saint-Jean.

Lundi matin, l’heure était déjà aux réparations pour plusieurs propriétaires dont les résidences, chalets ou fermes agricoles ont été endommagés et, dans certains cas, complètement soufflés par le phénomène météorologique d’une rare violence.

«C’est une tornade, il n’y a pas de doute. L’analyse des vidéos amateurs et des débris confirme ce qu’on a vu sur les images radar», indique le météorologue d’Environnement Canada, Jean-Philippe Bégin. Ce dernier n’était pas en mesure lundi d’indiquer le niveau de force (F1, F2, F3, etc.) de la tornade.

Pour bien saisir l’ampleur des dégâts causés par la tornade, il suffit de se promener à l’angle du chemin de l’Érablière et du chemin du Vallon, où la trajectoire de la masse d’air tourbillonnante était visible à l’œil nu. La tornade est d’abord venue du nord-est avant de bifurquer à flanc de montagne pour revenir en direction sud-ouest en formant un arc bien défini.

Du chalet de bois rond qui se trouvait visiblement en plein sur le chemin de la tornade à cet endroit, il ne reste plus que la fondation. Tout autour, on pouvait apercevoir lundi les appareils électroménagers, la literie et les appareils électroniques qui ont été projetés à plusieurs mètres autour. Les occupants étaient heureusement absents dimanche.

«Ça a duré 5 ou 7 secondes... Puis je l’ai vu partir comme un château de cartes», a expliqué Isabelle Tremblay au micro de TVA Nouvelles.

PAS DE BLESSÉS

Elle et son conjoint ont eu un peu plus de chance puisque les dizaines d’arbres matures qui ont été déracinés tels de simples brindilles ont atténué le passage de l’élément destructeur sur leur résidence située de l’autre côté de la rue.

«C’était incroyable. On voyait les chai­ses qui volaient. Les arbres étaient en train de nous tomber dessus. J’ai ramassé ma femme et son garçon et j’ai dit “go”, on s’en va au sous-sol. Rendus là, il n’y avait plus de sons, plus d’images... En remontant, je ne voyais plus le patio ni la piscine. Quand j’ai vu le chalet d’en face qui était complètement parti, je n’en revenais pas», raconte Marco Gagnon, qui n’hésite pas à dire qu’il a eu la peur de sa vie.

Signe que les dommages ont été concentrés sur le passage de la tornade, un voisin qui habite à deux maisons de M. Gagnon n’a subi aucun bris majeur sur sa résidence, même si des gros arbres matures étaient couchés au sol sur son terrain arrière.

«Il n’y a pas eu de morts ni de blessés, c’est ça l’important», indique avec justesse Yves Gagnon, qui est bien conscient de la chance qu’il a eue.