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Gestion des arénas à Québec: le vérificateur général exige des changements

Le vérificateur général (VG) de la Ville de Québec presse la municipalité d’apporter des changements à la gestion de ses 13 arénas.
Photo d'archives/ Annie T. Roussel Le vérificateur général (VG) de la Ville de Québec presse la municipalité d’apporter des changements à la gestion de ses 13 arénas.

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Le vérificateur général (VG) de la Ville de Québec presse la municipalité d’apporter des changements à la gestion de ses 13 arénas.

C’est une des principales recommandations faites mardi matin lors du dépôt officiel du rapport annuel 2016 du VG. Dans l’édition de mardi, Le Journal a rendu compte de cette portion du document, particulièrement dévastatrice pour l’administration Labeaume. Il y est notamment question de travail en silo, d’erreurs multiples, de manque de données fiables et même d’apparence de conflit d’intérêts.

«Des changements  doivent être apportés dans la gestion des activités», exige le VG, Michel Samson. Informée de la situation, la direction générale adjointe des services de proximité a réagi ainsi: «Nous déployons actuellement une structure mettant à profit la transversalité entre les six arrondissements et le Service des loisirs et des sports», lit-on à la page 45 du rapport.

En ce qui concerne l’apparence de conflit d’intérêts au Pavillon de la jeunesse, le VG suggère à ExpoCité de «revoir le contrat avec le fournisseur externe pour que la Ville en tire davantage de bénéfices».  Il recommande aussi «d’émettre une directive ou de résilier le contrat du fournisseur externe, comme le prévoit la clause traitant des conflits d’intérêts dans les appels d’offres, afin de mettre fin à l’apparence de conflit d’intérêts». 

Jonatan Julien, vice-président du comité exécutif, a dit prendre acte des recommandations émises par la VG. Il a promis que la municipalité se dirige vers une plus grande «centralisation» de la gestion de ses arénas. «On a des déficiences à corriger», a-t-il admis.

S’agissant plus spécifiquement de la situation au Pavillon de la Jeunesse, M. Julien a soutenu que la Ville est en train d’analyser s’il s’agit là d’un réel conflit d’intérêts ou bien d’une apparence de conflit d’intérêts. À première vue, il n’est pas clair si les intérêts de la Ville sont en jeu dans le fait que le fournisseur privé possède et gère lui-même sa propre ligue.

Autres sujets

Outre la question des arénas, le VG a procédé à quatre «travaux d’audit de performance» sur des sujets aussi variés que l’eau potable, les grands événements, la gouvernance de la sécurité de l’information et la présence au travail au Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Sur l’eau potable, il conclut que la ressource distribuée par la Ville est propre à la consommation et que la municipalité «est en mesure de répondre aux besoins actuels et futurs en eau potable de la population». Cela dit, «au moins un réservoir ne permet pas d’assurer une distribution en eau suffisamment longtemps pour une partie importante de la population», écrit le VG.

Le Bureau des grands événements «possède une expertise évidente et reconnue», admet M. Samson. Mais «il n’est pas en mesure de démontrer que les événements soutenus sont en adéquation avec les objectifs stratégiques de la Ville», ajoute-t-il.

Michel Samson soutient que «des gestes doivent être posés pour assurer une gestion appropriée de la sécurité de l’information et des technologies s’y rapportant».

Le VG soulève «certaines problématiques à l’égard des absences occasionnelles du personnel de l’entretien» au RTC. On apprend par exemple que «le vendredi est la journée pour laquelle les absences et les congés en heures compensées sont les plus importants; c’est aussi la journée où il s’effectue le plus grand nombre d’heures en temps supplémentaire».

Enfin, M. Samson calcule que 78 % des recommandations formulées en 2013 par le VG ont été suivies par la Ville ou ont connu des progrès suffisants.