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Gosselin veut mettre la hache dans les règlements de la Ville de Québec

Jean-François Gosselin a présenté mardi deux nouveaux candidats qui feront la course avec lui aux élections municipales du 5 novembre prochain. Il s’agit de Jean-Pierre Asselin, homme d’affaires et ancien candidat du Parti conservateur du Canada qui se présentera dans Cap-Rouge–Laurentien, et d’Étienne Massé, un notaire qui tentera de ravir le siège de conseiller dans Pointe-de-Sainte-Foy.
Photo Stevens LeBlanc Jean-François Gosselin a présenté mardi deux nouveaux candidats qui feront la course avec lui aux élections municipales du 5 novembre prochain. Il s’agit de Jean-Pierre Asselin, homme d’affaires et ancien candidat du Parti conservateur du Canada qui se présentera dans Cap-Rouge–Laurentien, et d’Étienne Massé, un notaire qui tentera de ravir le siège de conseiller dans Pointe-de-Sainte-Foy.

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Il y a trop de règlements à la Ville de Québec, affirme le chef de Québec 21, qui promet de faire passer leur nombre de 4500 à 450.

Jean-François Gosselin a présenté mardi deux nouveaux candidats qui feront la course avec lui aux élections municipales du 5 novembre prochain. Il s’agit de Jean-Pierre Asselin, homme d’affaires et ancien candidat du Parti conservateur du Canada qui se présentera dans Cap-Rouge–Laurentien, et d’Étienne Massé, un notaire qui tentera de ravir le siège de conseiller dans Pointe-de-Sainte-Foy.

Le candidat à la mairie Gosselin a profité de l’annonce de ces deux candidats pour lancer une pointe à l’équipe du maire Labeaume qui, selon lui, n’a pas tenu ses promesses d’alléger l’administration municipale.

«Nous allons alléger le nombre de règlements», a promis M. Gosselin. Prenant l’exemple du restaurant Batinse, qui a dénoncé sur Facebook un avis de la Ville de Québec lui demandant d’enlever le gazon synthétique de sa terrasse du Vieux-Québec, le politicien a pesté contre les règlements qui, selon lui, empêchent les entrepreneurs de faire des affaires à Québec.

Dans le cas du Batinse, la Ville a affirmé que les propriétaires n’avaient pas demandé la permission pour installer ce matériau, qui n’est pas permis par le règlement d’urbanisme dans l’arrondissement historique.

«Le livre des règlements à la Ville de Québec est ultra compliqué. Le maire sortant devait régler tout ça il y a 10 ans et il n’a fait absolument rien. Ce n’est pas quelqu’un qui gère la Ville, c’est quelqu’un qui fait des conférences de presse à un rythme assez incroyable.»

Il est d'avis que plusieurs règlements sont superflus et il compte bien «faire le ménage» et en garder 10 fois moins. «J’en veux 450. C’est très simple», a-t-il martelé, sans préciser quels règlements il souhaite abroger.

Subventions aux entreprises

Jean-François Gosselin dénonce également les subventions et prêts accordés par la Ville de Québec à des entreprises comme Eddyfi et Artisan Studios pour qu’elles s’établissent sur le territoire. «Je pense qu’on devrait s’occuper de ceux qui sont déjà là et qui essaient de faire des affaires. [...] Je ne prendrai pas l’argent de ceux qui paient des taxes et qui font un bon travail avec leur entreprise pour le donner à d’autres, qui devront payer leur propre investissement.»

Selon lui, c’est une façon pour le maire Labeaume de «s’éloigner de la gestion de la Ville» en faisant des conférences de presse.

Une subvention de 500 000 $ a été accordée à Eddyfi, une entreprise de Québec, pour la construction d’un centre de recherche, afin qu’elle reste implantée dans la capitale. Artisan Studios, une entreprise française, a quant à elle reçu un prêt de 205 000 $ pour venir s’installer à Québec.

Questionné par Le Journal au sujet de la sortie du chef de Québec 21, le maire Régis Labeaume a pouffé de rire. «Je n’ai absolument rien à dire», a-t-il laissé tomber en riant aux éclats. Son attaché de presse Paul-Christian Nolin a été un peu plus loquace au sujet de l’exemple du Batinse. Le propriétaire du restaurant «installe des choses sans rien demander, comme si les permis n’existaient pas», a-t-il déploré, ajoutant que Québec 21 «encourage la délinquance».

- Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée