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Hommage à mon père

Mon père nous a malheureusement quittés avant la naissance des Expos.
Photo d'archives Mon père nous a malheureusement quittés avant la naissance des Expos.

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À chaque fête des Pères, je ne peux m’empêcher de faire un retour en arrière et penser combien mon père, Jean-Marcel Doucet, me manque toujours. Lui qui pourtant est décédé le 1er février 1965.

Il n’avait pas encore 53 ans.

Papa était un érudit.

Éducateur de profession. Pour lui, enseigner était une vocation. Car il pouvait aussi bien enseigner le français que l’anglais, la géographie, la chimie ou les mathématiques.

Fort de son Baccalauréat es Arts du Séminaire de Sainte-Thérèse, son premier emploi a été celui de policier-pompier pour la Ville de Westmount, mais, en 1944, il a été accepté à l’École d’Arts et Métiers de Granby, où il a occupé diverses fonctions jusqu’à celle de directeur adjoint.

Il avait plusieurs cordes à son arc.

Pour arrondir ses fins de mois, il a commencé à écrire des articles dans La Voix de l’Est ou encore La Revue de Granby et éventuellement pour ce qu’on appelait le quotidien du dimanche Le Dimanche-Matin et aussi, en anglais pour le Granby Leader-Mail. Il est même venu me donner un coup de main au Nouveau Journal et ensuite il a collaboré aux premiers pas du Journal de Montréal.

Mordu de balle

Il avait aussi des chroniques au poste local, CHEF, où, croyez-le ou non, il a fait la radiodiffusion de matchs de hockey et de baseball...

Comme quoi le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre!

Et comme professeur, il bénéficiait de deux mois de vacances au cours de l’été. Papa n’était pas un amateur de pêche, mais un mordu de la balle.

Il se trouvait toujours un emploi partiel dans une usine ou encore une mercerie afin de jouer à la balle-molle. Et j’enfourchais mon vélo pour aller le voir s’accroupir derrière le marbre avec son équipement de receveur.

Fier

On dit souvent que cet équipement représente les outils de l’ignorance, mais pas dans son cas...

Il m’amenait presque tous les dimanches assister au programme double des Red Sox de Granby au vieux stade Laval.

Et, à compter de l’arrivée de la télé en 1952, jamais on ne ratait les matchs de la Série mondiale. Que l’on regardait presque toujours en anglais, car papa m’avait appris l’importance de pouvoir comprendre et m’exprimer autant en français qu’en anglais.

Combien il avait raison!

Lorsque j’ai abandonné mes études pour éventuellement entreprendre ma carrière dans le journalisme, d’abord à la Presse canadienne, puis au Nouveau-Journal et ensuite à La Presse, il était tellement fier. Pas que j’aie quitté l’école, mais que j’aie choisi cette orientation.

Car secrètement, je crois qu’il m’enviait.

Il scrutait mes écrits à la loupe et ne craignait pas de m’appeler pour corriger mes fautes.

Mon plus grand regret, c’est qu’il n’ait pu voir la naissance des Expos. Car, bien qu’il ait été un grand fan des Yankees de New York, je crois qu’il aurait changé d’allégeance à ce moment-là.

Intègre

Chose certaine, il aurait eu un siège privilégié dans mon studio de diffusion, que ce soit au parc Jarry ou encore au Stade olympique!

Il aurait eu le torse bombé d’orgueil, de voir son fils admis au Temple de la renommée des Expos, au sein du Temple de la renommée du baseball québécois, au Temple de la renommée du baseball canadien et au Panthéon des sports du Québec.

Papa était un homme intègre, d’une grande simplicité qui savait écouter et qui avait toujours du temps pour aider les gens qui sollicitaient son aide. Jamais, je ne l’ai entendu décrier un collègue ou les gens qu’il fréquentait.

À ses yeux, chaque personne avait un bon côté. Il suffisait de chercher pour le trouver et ensuite l’apprécier.

Maudit qu’il me manque... et pourtant j’ai 77 ans!

Et vous qui me lisez ce matin, si votre père vit toujours et que par malheur vous avez oublié de lui souhaiter BONNE FÊTE dimanche, sachez qu’il n’est pas trop tard pour le faire aujourd’hui...

La liste des blessés

En jetant un coup d’œil sur la fréquence de l’usage des clubs du baseball majeur en ce qui concerne la liste des joueurs blessés pour 10 jours, on remarque que les équipes l’utilisent à plein. En date de la première semaine de mai, soit après 64 jours de la nouvelle saison, les équipes y avaient eu recours 296 fois. En 2012, les clubs avaient eu recours à la liste des blessés, toutes durées confondues, 245 fois; en 2013, 247 fois; en 2014, 244 fois; en 2015, 266 fois; et en 2016, 245 fois.

Kershaw : 2000 retraits

Depuis le 2 juin, Clayton Kershaw revendique 2000 retraits au bâton. Il a accompli l’exploit à son 277e match alors que Randy Johnson avait récolté le sien à son 262e. Le grand gaucher des Dodgers a atteint cette marque plus rapidement que Nolan Ryan, Roger Clemens et Pedro Martinez. Si on le compare au chapitre des manches lancées, il vient au troisième rang derrière Martinez et Johnson, ayant récolté son 2000e retrait au bâton en 1837 manches et deux tiers. Il est, à 29 ans, le cinquième plus jeune artilleur à réaliser un tel exploit.

Ryan Howard l’entêté

L’ancien des Phillies, Ryan Howard, est à la retraite forcée et, indépendamment des blessures qui l’ont ralenti au cours de ses dernières saisons, la stratégie de plus en plus populaire d’utiliser une défense spéciale contre certains dangereux frappeurs lui a grandement nui. Howard n’a jamais voulu changer son style de frappeur et s’est entêté à vouloir tirer la balle vers le champ droit. Si bien que de 2011 à 2016, son rendement offensif a été, en moyenne, de ,231 avec 16 circuits par saison. Les statistiques relatives à la défense spéciale sont compilées depuis 2010.

150e anniversaire de la courbe

Selon les historiens du baseball, la saison 2017 marque le 150e anniversaire de la courbe, ce lancer dévastateur qui a possiblement ruiné les espoirs de plus d’un jeune joueur de baseball de faire carrière dans les majeures. Combien de fois a-t-on vu un jeune frappeur rempli de promesse plier bagage durant un camp d’entraînement après qu’on l’eût soumis à une diète régulière de balles courbes. S’ils n’avaient aucun problème à faire bon contact avec des rapides variant de 90 à 95 milles à l’heure, combien de «futurs» Babe Ruth ont dû s’avouer incapables de toucher à une courbe ou encore ne pouvaient s’empêcher de regarder passer la balle au-dessus du marbre, tout en pliant les genoux.