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La RAMQ refuse une augmentation mammaire

La mère de cinq enfants ne se sentait «pas belle»

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Une mère de cinq enfants s’est rendue, sans succès, devant le Tribunal administratif du Québec afin de forcer la RAMQ à lui payer une augmentation mammaire qui lui aurait permis de retrouver son estime de soi.

À l’été 2014, au terme de cinq grossesses et allaitements, une mère de famille de la Rive-Nord de Montréal consulte une médecin en affirmant se sentir «pas belle» en raison de ses «seins ptosés», c’est-à-dire une poitrine très basse. La médecin conclut alors à une dépression et à un «état obsessif lié à son apparence physique».

Diagnostiquant une «ptose mammaire», la médecin dirige donc sa patiente «en plastie pour corriger la cause de son état psychologique».

Chirurgie subventionnée

Forte de ce diagnostic, la mère de 31 ans fait donc une «demande d’autorisation en plastie» à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). La RAMQ refuse cependant la demande d’autorisation.

Un refus contesté par la mère qui démontre que son état psychologique continue de se détériorer. Ainsi, une psychiatre lui diagnostique l’obsession d’une dysmorphie corporelle, à savoir une préoccupation excessive à propos d’un défaut de l’apparence physique.

La mère de famille demande donc une révision de son dossier à la RAMQ, mais les conclusions nuancées de la psychiatre entraînent un second refus. Un rejet contesté par la mère une nouvelle fois.

Long délai

C’est finalement le Tribunal administratif qui a tranché le débat au début du mois de juin, trois ans après la première demande.

Après avoir analysé le dossier médical, mais aussi «à la lumière des photos contenues au dossier», le juge du Tribunal a estimé que la mère de famille ne «présente pas de ptose mammaire importante».

La demande d’augmentation mammaire a ainsi été refusée parce qu’elle «n’était pas requise médicalement».