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Magnotta et son nouvel époux n’ont pu consommer leur union

Le détenu Luka Rocco Magnotta
Photo d'archives, Agence QMI Le détenu Luka Rocco Magnotta

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Luka Rocco Magnotta et son nouvel époux n’ont pu consommer leur union et ne seront jamais autorisés à séjourner intimement dans une roulotte de visite du pénitencier de Port-Cartier.

Le mariage du «dépeceur de Montréal» et du meurtrier Antony Jolin a fait couler beaucoup d’encre depuis son annonce. La célébration devait se dérouler lundi, entre les murs du pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier.

Dans les derniers jours, plusieurs experts avaient évoqué la possibilité qu’une nuitée en roulotte familiale privée soit accordée aux deux tourtereaux après la cérémonie. Or, le Service correctionnel du Canada a certifié que ce n’était pas possible entre détenus. Luka Rocco Magnotta et Antony Jolin n’ont donc pu consommer leur mariage. 

«Les détenus et détenues ne sont pas autorisés à participer aux visites familiales privées des autres détenus», a indiqué au Journal Avely Serin, porte-parole de Service correctionnel Canada.

«Ni les autres détenus et détenues, ni les membres du personnel ne sont admissibles à participer aux visites avec les détenus et détenues», a-t-il ajouté par courriel, avant de répéter que «le SCC ne facilite d’aucune façon la consommation des mariages et n’accepte aucune demande de cohabitation».

Par ailleurs, les criminels du pénitencier de Port-Cartier sont tous gardés séparément. Il n’y a donc pas de risque que les deux tueurs se retrouvent compagnons de cellule, a-t-on appris.

Sobre célébration

Les cérémonies de mariage dans les pénitenciers à sécurité maximale sont généralement très minimalistes, selon Jean-Claude Bernheim, qui a été coordonnateur de l’Office des droits des détenus pendant une vingtaine d’années.

«C’était probablement quelque chose de très modeste, deuxièmement très sobre et j’oserais dire presque triste dans une certaine mesure», a dit celui qui a aussi enseigné la criminologie à l’Université de Montréal. «Il n’y a pas de grande scène là [...] La célébration dure quelques minutes, il y a peut-être un petit gâteau à partager et c’est terminé», a-t-il illustré.

Une femme préférant garder l’anonymat, qui s’est mariée au pénitencier de Port-Cartier en 2010, abonde dans le même sens. Les mariages ont toujours lieu dans la salle des visites.

«Le greffier te marie, tu signes les papiers et, après, tu peux rester un peu pour une visite ordinaire sous surveillance, mais au bout d’une heure, gros maximum, c’est fini», a-t-elle dit. «Tu rentres chez toi comme si de rien n’était, comme si ça avait été un jour bien ordinaire dans ta vie», a-t-elle lancé. 

Dans le cas de Luka Rocco Magnotta, sa mère, Anna Yourkin, devait être présente à titre de témoin. Pour le détenu Jolin, un dénommé Floyd Woodcock devait faire de même.

L’homme de Wasaga Beach, en Ontario, a d’ailleurs séjourné de dimanche à lundi dans un établissement hôtelier de Port-Cartier situé à quelques minutes du pénitencier. Il aurait laissé une importante quantité de «petits confettis» dans la chambre.