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Fermeture de magasins Sears: maux de tête et opportunités

Les propriétaires de centres commerciaux devront se redéfinir et se montrer créatifs, pense une spécialiste

Sears Canada a annoncé la semaine dernière que 14 de ses magasins fermeraient leurs portes au Québec.
Photo d'archives Stevens LeBlanc Sears Canada a annoncé la semaine dernière que 14 de ses magasins fermeraient leurs portes au Québec.

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La fermeture de magasins Sears, dont 14 au Québec, occasionnera de sérieux maux de tête et des remises en question à plusieurs propriétaires de centres commerciaux.

«À court terme, ce n’est pas une bonne nouvelle. Certains centres commerciaux peinent encore à trouver des locataires pour les anciens Target», affirme le directeur principal du Groupe Altus, Jean-François Grenier.

«Disons que ça pourrait être très compliqué pour certains propriétaires de centres commerciaux au cours des prochains mois. Il y aura beaucoup d’emplacements libres», note l’associée spécialisée en commerce de détail du cabinet Richter, Marie-Claude Frigon.

Quatre centres commerciaux du fonds de placement immobilier Cominar seront touchés par cette première vague de fermetures, annoncée la semaine dernière par Sears.

«On a un plan B. Ce n’est pas comme si on n’avait rien vu venir. On voit cela comme une opportunité», précise Caroline Lacroix, porte-parole de Cominar.

Il faut dire que pour Cominar, la faillite canadienne du détaillant américain Target, il y a plus de deux ans, se fait toujours sentir.

À la croisée des chemins

Or, les deux spécialistes du commerce de détail interrogés par Le Journal sont d’avis que les centres commerciaux dits de banlieue (ou encore secondaires) sont maintenant à la croisée des chemins.

«Je crois que, pour eux, c’est le bon moment de se redéfinir. Il y a beaucoup de défis. Ils devront se montrer créatifs pour créer une expérience dans leur établissement», pense Mme Frigon.

Aux prises avec de nombreux pieds carrés non loués, certains centres commerciaux pourraient décider de se lancer dans de nouvelles avenues.

On pourrait ainsi voir apparaître de nouvelles foires alimentaires, des espaces de bureaux, des hôtels, des salles de théâtre et de divertissement, des cliniques médicales, des cinémas et des immeubles locatifs à la place de grands magasins vides.

«Très bénéfique à moyen terme»

«Je crois qu’à moyen terme, ce sera très bénéfique pour ces centres commerciaux qui devront créer des opportunités et de l’achalandage. Et ça ne passera pas nécessairement par le commerce au détail», estime M. Grenier.

Des avenues possibles

  • Foires alimentaires
  • Immeubles locatifs
  • Salles de divertissement
  • Cinémas
  • Hôtels
  • Espaces de bureaux
  • Cliniques médicales