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Recherche médicale: Québec accueillera un centre d’impression 3D

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais
Photo Simon Clark Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais

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Le gouvernement du Québec investit près de 3 millions de dollars dans la mise sur pied, dans la capitale nationale, d’un premier centre intégré d’impression 3D médicale, une technologie prometteuse qui pourrait changer la vie de nombreux patients.

Ce centre, le premier du genre de la province, verra le jour grâce à un partenariat entre le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et le CHU de Québec-Université Laval, a-t-on appris, jeudi.

La technologie de l’impression 3D permet de fabriquer des prothèses sur mesure avec une précision sans précédent. À terme, elle pourrait produire des tissus humains, de la peau, et même des organes humains.

À Québec, où l’on compte déjà deux de ces imprimantes, des équipes sont parvenues à imprimer des barres de métal permettant de reconstruire les mâchoires de patients atteints du cancer, explique le Dr Gaston Bernier.

«On parle d’un game changer. Dans quelques années, on pourra dire : il y avait des soins médicaux avant l’impression 3D, et maintenant, on est rendu ailleurs», indique le spécialiste, certain de voir de nouvelles applications médicales faire leur apparition prochainement.

Bénéfices concrets

Le centre permettra non seulement de faire avancer la recherche, mais apportera en plus des bénéfices concrets aux usagers, s’est réjoui le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais.

«Qu’on ait cette expertise-là à Québec, alors qu’en ce moment, on me racontait qu’on fait venir des accessoires et du matériel des États-Unis, je pense qu’en termes de coût et d’accessibilité, c’est un gain important pour les malades», a exprimé le ministre.

Cette s’annonce s’inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation, présentée le mois dernier par le gouvernement, qui ambitionne de positionner le Québec «parmi les 10 leaders de l’OCDE en matière de recherche et d’innovation d’ici 2022», a souligné M. Blais.

Autonomie

Soulignant que le «réseau québécois est dépendant de produits étrangers pour l’approvisionnement», le PDG du CRIQ, Denis Hardy, estime lui aussi que le réseau de la santé québécois gagnera en autonomie, tant technologique que financière.

Voilà maintenant près de cinq ans que le CRIQ s’intéresse à l’impression 3D, a-t-il expliqué, se montrant optimiste quant à cette nouvelle alliance avec le réseau de la santé.

«Ça ouvre la porte à des opportunités majeures d’avancements scientifiques qui seront générés par la collaboration d’experts dans les secteurs de la médecine et de l’impression 3D.»