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Une ferme-école pour aider les animaux

Les bêtes recueillies sont souvent affamées

La ferme-école Lapokita est un refuge pour des animaux de ferme négligés ou maltraités. Deux lapins soignés sur place se sont même reproduits.
Photo Stéphanie Gendron La ferme-école Lapokita est un refuge pour des animaux de ferme négligés ou maltraités. Deux lapins soignés sur place se sont même reproduits.

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Une ferme-école de La Pocatière offre maintenant une nouvelle vie à des chevaux, des lapins ou des canards affamés ou abandonnés en les remettant sur pied avant qu’ils ne soient confiés à leur nouveau foyer d’adoption.

Ce fut le cas récemment de deux lapins, un mâle et une femelle, qui, depuis leur arrivée, ont repris du poil de la bête et se sont reproduits pour donner naissance à pas moins de 10 bébés.

« On a pris ce dossier-là surtout pour le bien-être animal. C’est de donner une chance à des animaux qui n’ont rien demandé. Ils n’ont pas couru après ça », a dit Normand Caron, directeur de la ferme-école Lapokita.

Un appel du ministère

Cette ferme est un site d’apprentissage pour les étudiants de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) à La Pocatière, où ils se familiarisent avec toutes les étapes de gestion d’une ferme.

Cet hiver, le directeur a reçu un appel inattendu du ministère de l’Agriculture (MAPAQ).

« On n’avait jamais pensé à ça. Ils m’ont parlé d’une prise en charge de deux chevaux. Ils disaient craindre qu’un des animaux ne puisse pas supporter le voyage et m’ont demandé de l’accueillir », indique M. Caron.

Ils ont été placés en isolement pour protéger le troupeau équin déjà sur place, avant d’être examinés par des spécialistes et d’être nourris. L’un d’eux a pu rejoindre une nouvelle famille, mais le second a malheureusement dû être euthanasié.

Aucun animal battu

En devenant un refuge pour ces animaux négligés, l’équipe de la ferme-école Lapokita accepte de ne pas savoir d’où viennent les bêtes ou de signer des ententes de confidentialité si elle fait le transport des animaux en question.

Les animaux recueillis sont souvent affamés ou manquent de soins. « La majorité du temps, le MAPAQ arrive chez le propriétaire et le convainc de céder ses animaux », explique M. Caron. Dans le cas contraire, une saisie doit être effectuée. Jusqu’à présent, la ferme Lapokita n’a pas accueilli d’animaux blessés parce qu’ils auraient été battus.