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Les poules pourront rester à Val-Bélair

Le maire Labeaume a confirmé à Julie Fortier que la Ville a fait une mauvaise interprétation de son règlement

Julie Fortier et son fils Pierre-Antoine n'auront plus à se départir de leurs deux poulettes.
Photo Simon Clark Julie Fortier et son fils Pierre-Antoine n'auront plus à se départir de leurs deux poulettes.

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Julie Fortier a reçu mardi matin un appel du maire de Québec, qui lui a confirmé qu’elle n’aurait pas à se départir de ses deux poules ni à payer l’amende de 1000 $ imposée par la Ville.

La citoyenne de Val-Bélair dénonçait mardi dans nos pages l’avis d’infraction reçu de la Ville de Québec exigeant qu’elle se départisse de ses deux poules pondeuses sous peine d’amende de 1000 $.

Elle regrettait de devoir donner ses volailles qui fournissent les œufs à sa petite famille. Or, son message a rapidement été entendu. Elle a reçu un coup de fil du maire de Québec, Régis Labeaume, et de la conseillère responsable de l’aménagement du territoire, Julie Lemieux, qui lui ont confirmé que l’avis d’infraction allait être annulé et qu’elle n’avait pas à y donner suite. L’arrondissement de la Haute-Saint-Charles doit contacter Mme Fortier sous peu pour clore le dossier.

«C’est une mauvaise interprétation de la réglementation. Il y avait eu un avis qui avait été émis à ce sujet à l’ensemble des arrondissements, mais probablement que l’avis à la citoyenne avait été transmis avant cette orientation-là», a expliqué Mme Lemieux.

En bref, la possession de poules est permise à Québec, quand elle «est limitée et répond uniquement aux besoins personnels du propriétaire». Leur nombre est limité à quatre et il ne doit pas y avoir de coq, puisque le mâle est plus bruyant, souligne la conseillère. La vente d’œufs et de poules pondeuses n’est cependant pas autorisée.

«On est conscients que ça peut être intéressant pour les gens de s’approvisionner eux-mêmes en oeufs avec leurs propres poules. On sait que c’est une tendance un peu partout», a commenté Julie Lemieux.

La citoyenne a été très surprise de recevoir un appel du maire, qui en a profité pour tourner l’affaire à la blague. «Il lui a dit qu’il réglerait la question à condition qu’elle lui donne deux œufs», a rigolé Julie Lemieux.

«Complètement ébahie»

«Je suis ouverte à vous donner deux œufs. Et vous venez les chercher quand vous voulez!» a répondu Julie Fortier, «complètement ébahie» que la situation se règle aussi rapidement.

«Je n’en reviens pas de la quantité de partages de l’article du Journal sur les réseaux sociaux. J’ai eu beaucoup de sympathie de personnes favorables à la cause, beaucoup de gens qui m’ont écrit des encouragements. Je suis très, très heureuse. Je vais pouvoir dire à mon plus vieux qu’il peut garder ses poules et c’est génial», s’est-elle réjouie.