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Un camp en lecture pour aider les élèves en difficulté

Ce projet-pilote est une première dans la région de Québec

Une quarantaine d’élèves en difficulté fréquenteront cet été un camp de jour en lecture afin de les aider à démarrer l’année scolaire du bon pied, une première dans la région de Québec.
Photo Stevens LeBlanc Une quarantaine d’élèves en difficulté fréquenteront cet été un camp de jour en lecture afin de les aider à démarrer l’année scolaire du bon pied, une première dans la région de Québec.

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Une quarantaine d’élèves en difficulté fréquenteront cet été un camp de jour en lecture afin de les aider à démarrer l’année scolaire du bon pied, une première dans la région de Québec.

Cette initiative de la commission scolaire de la Capitale permettra à des élèves qui viennent de terminer leur première année de fréquenter la bibliothèque Gabrielle-Roy et la bibliothèque Félix-Leclerc deux journées par semaine, pendant sept semaines, afin de participer à différentes activités encadrées par deux enseignantes.

L’objectif : développer chez ces élèves le plaisir de lire et de jouer avec les mots, afin de leur donner un coup de pouce pour la prochaine année scolaire.

«On sait que les enfants de première année qui ne parviennent pas à lire avant le mois de janvier sont ceux qui sont les plus à risque de redoubler et d’abandonner. C’est très préoccupant», affirme la conseillère pédagogique Annie Pelletier, à l’origine du projet.

«Glissade de l’été»

Ces élèves sont en plus confrontés à ce que les experts appellent la «glissade de l’été». Des recherches ont démontré que les deux mois de vacances estivales peuvent nuire aux élèves puisqu’ils oublient une partie des notions apprises en cours d’année.

Ce phénomène touche particulièrement les enfants en milieu défavorisé, où les livres sont plus rares à la maison. «La perte des acquis pendant l’été peut être très importante chez certaines élèves», affirme Mme Pelletier.

Apprendre en jouant

Ce projet-pilote est inspiré d’une initiative similaire mise en place il y a deux ans dans une école primaire de Bedford, en Estrie. Mme Pelletier tenait toutefois à ce que les «camps d’été pédagogiques» se déroulent à l’extérieur de l’école, pour ne pas que les enfants aient l’impression que l’année scolaire se prolonge en juillet.

«Je voulais vraiment qu’on insiste sur la notion de plaisir. On a des activités pédagogiques qu’on "déguise" pour que les enfants ne se rendent pas compte qu’ils apprennent en jouant», explique-t-elle.

Au menu : plusieurs jeux avec les lettres, des sorties à l’extérieur et même la construction de cabanes où les enfants pourront se cacher pour lire.

La commission scolaire de la Capitale espère l’an prochain pouvoir offrir ce camp à davantage d’enfants. Ceux qui y participent cet été ont été ciblés par les intervenants des écoles primaires.

Aux États-Unis, des formules semblables ont fait leurs preuves depuis déjà plusieurs années.

CINQ CONSEILS AUX PARENTS POUR ÉVITER LA «GLISSADE DE L’ÉTÉ»

  1. Prévoir un moment dans la journée pour permettre à votre enfant de faire de la lecture, même pendant l’été.
  2. Trouver des livres, des magazines ou des bandes dessinées qui intéressent votre enfant.
  3. Visitez régulièrement la bibliothèque de votre quartier.
  4. Apportez des livres en vacances, sur la plage, en auto, etc.
  5. Encouragez-le à apprendre de nouveaux mots.

Une étude de l’Université Johns Hopkins a démontré que les deux tiers des écarts de réussite entre des élèves de milieux favorisés et défavorisés seraient attribuables aux vacances d’été, puisque les élèves de milieux défavorisés ont moins accès à des activités stimulantes pendant cette pause estivale.

* Sources : National Education Association, National Learning Summer Association