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Les surplus doivent aller aux élèves, dit l’opposition

Jean Francois Roberge
Photo d'archives Simon Clark Le critique de la Coalition avenir Québec en matière d’Éducation, Jean-François Roberge

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Les commissions scolaires ont accumulé 365 millions$ dans leurs coffres, alors que des écoles ont besoin de rénovations et de services spécialisés pour les élèves, déplorent les partis d’opposition à Québec.

«Je trouve ça aberrant de voir qu’on a autant d’argent disponible, alors qu’on sait qu’il y a de nombreuses écoles qui sont mal entretenues ou carrément vétustes», lance le critique de la Coalition avenir Québec en matière d’Éducation, Jean-François Roberge.

Même son de cloche du côté du Parti québécois. «Les surplus doivent être utilisés de façon responsable, en services aux élèves», dit son leader parlementaire, Pascal Bérubé.

Ce dernier déplore également les disparités importantes entre certaines commissions scolaires endettées, et d’autres, qui nagent dans les excédents budgétaires.

Services aux élèves

Selon le ministère de l’Éducation, une commission scolaire ne peut utiliser ses surplus pour offrir, par exemple, des services spécialisés aux élèves.

«C’est ridicule de savoir qu’un jeune est en attente de diagnostic, que les millions sont dans les coffres, mais que la commission scolaire ne peut pas utiliser l’argent pour donner les services aux élèves», dit Jean-François Roberge.

Il enjoint le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, à modifier la loi. «Y’a-t-il un pilote dans l’avion?, demande Jean-François Roberge. Comment se fait-il que le ministre laisse autant de millions dormir dans les coffres quand les besoins sont criants comme ça.»

Pascal Bérubé, lui, est moins catégorique. «Les élus scolaires ont une certaine autonomie», rappelle-t-il. Toutefois, il demande au ministre Proulx d’envoyer un message clair aux commissions scolaires sur la façon dont ces réserves devraient être gérées.

Le ministre Sébastien Proulx n’a pas souhaité accorder d’entrevue à ce sujet.

Taxes scolaires

Dans un dossier connexe, le ministre a annoncé mardi qu’il songe à uniformiser les taux de taxation des commissions scolaires francophones et anglophones d’un même territoire. 

«Il va falloir se pencher sur la question, reconnaît Jean-François Roberge. C’est un problème, quand des gens se magasinent un taux de taxe. Ça prouve que financer nos écoles avec une taxe foncière, c’est un système du 20e siècle.»

La CAQ proposera-t-elle l’abolition de la taxe scolaire ? «On va faire nos annonces ultérieurement», laisse tomber Jean-François Roberge, énigmatique.