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La route 365 crainte par les cyclistes

« C’est épeurant de passer là »

Route 365
Photo Guy Martel, Agence QMI Route 365

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Le tronçon de la route 365, à Port­neuf, où un cycliste a perdu la vie samedi, est craint par bien des cyclistes en raison de la circulation importante, selon le président du Club de vélo Portneuf.

« Je vais vous dire franchement, c’est épeurant de passer là. En peloton, il faut être en file indienne », indique Denis Ratté, président du Club de vélo Porteuf. D’ailleurs la victime de l’accident de samedi, Jacques Samson, était membre de ce même club.

Malgré le nouveau pavage et un bon espace d’accotement sur la route 365, y compris à l’endroit où s’est produit l’accident de samedi, M. Ratté estime que la cohabitation entre cyclistes et automobilistes se fait difficilement.

« J’ai lu les commentaires de Louis Garneau au sujet de ce tronçon de route. Il disait que c’était passablement achalandé. Il a raison. Il y a des gens qui ont des chalets et il y a beaucoup de circulation, car c’est le tronçon principal pour aller vers Pont-Rouge », poursuit-il.

Le décès de M. Samson, 57 ans, a été un choc pour le Club de vélo. L’homme de Saint-Basile en faisait partie depuis plusieurs années.

Plusieurs collisions

M. Ratté soupait avec quelques membres du club lorsqu’ils ont appris la triste nouvelle, samedi soir.

« Ça a bouleversé notre soirée. On s’explique mal ce qu’il s’est passé, c’est un tronçon qui va en ligne droite. Oui, ça circule vite, mais la vision est belle », fait valoir M. Ratté.

Il ajoute que depuis plusieurs années, il y a effectivement eu des collisions auto-vélo par le passé dans ce secteur, mais aucune n’a été mortelle.

Selon M. Ratté, M. Samson était un bon cycliste. « Il avait plusieurs années d’expérience, c’était un mordu de cyclisme. L’hiver, il faisait aussi du fatbike », indique-t-il.

Une sortie de groupe était prévue samedi matin. Mais comme la météo était maussade, plusieurs membres ont décidé de partir en solo ou en petit groupe, puisque c’est plus sécuritaire.

« Jacques a probablement décidé, je pense, d’aller rouler seul », croit M. Ratté.

Le responsable du Club espère qu’un jour le partage de la route sera un réflexe bien acquis pour tous les usagers. « Il y a encore beaucoup de travail à faire », conclut M. Ratté.