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Lisa LeBlanc, dans le tapis

L’Acadienne a livré la marchandise au FEQ

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Être la première femme à faire un solo de banjo sur les Plaines, « chanter d’la marde » avec ses tantes, faire un duo avec sa mère et tout casser avec Voivod : Lisa LeBlanc s’est payé la traite lors de sa carte blanche sur les Plaines, mardi, avant les Cowboys Fringants.

« Lisa, Lisa, Lisa ! » scandait une foule déjà nombreuse lorsque Lisa LeBlanc a posé le pied sur l’immense scène pour se défouler avec « un mixte de vieilles tounes et de nouvelles tounes ». La musicienne avait tout mis en place pour mettre le feu aux poudres.

« Holy Jesus, c’est mes premières Plaines à vie ! » s’est exclamée l’Acadienne, le grand sourire au visage.

Après quelques pièces énergiques du dernier album et J’pas un cowboy, Lisa LeBlanc a « chanté d’la marde » avec ses tantes qui formaient la « chorale du bonheur », pour « la toune la moins préférée de ma mère ».

Voir ses tantes chanter le refrain d’Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde en même temps que la foule était un moment épique.

Elle s’est ensuite payé un autre trip en voulant devenir la première femme à faire un solo de banjo sur les Plaines. « J’espère que je me fourrerai pas », a-t-elle rigolé.

Les fils se sont touchés lorsque Voivod est venu faire Gold Diggin' et Ace Of Spades, avec elle, alliant brillamment son folk trash au métal pesant. Non, le duo n’est pas si improbable que ça.

Lisa LeBlanc peut être aussi explosive que touchante. Quel beau moment attendrissant lorsqu’elle a invité sa mère à chanter Kraft Dinner au rappel. On a su d’où provenait son timbre de voix si particulier.

Les Goules, avec les couilles

 

En première partie, on a renoué avec le groupe coloré Les Goules, mené par un Keith Kouna en grande forme qui a annoncé les couleurs de la soirée : on allait avoir tout un party.

Toujours costumées, Les Goules ont mis de l’avant les pièces punk rock de leur dernier album, Coma, lancé l’an dernier après huit ans d’absence.

On a pu constater que Les Goules n’avaient rien perdu de leur audace, y allant de « fuck you » et de solos de clavier avec les couilles, la signature de Rabin Kramaslabovitch.