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L’UQTR formera des spécialistes en sciences médico-légales

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TROIS-RIVIÈRES – Sur une scène de crime, des spécialistes doivent analyser les traces laissées par un criminel afin de l'épingler. C'est à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) que seront formés les étudiants en sciences médico-légales.

«On va former des généralistes de la trace», a expliqué jeudi le professeur Emmanuel Milot de l'UQTR.

Ce programme, un diplôme d'études spécialisées en sciences médico-légales, est unique au Québec. Il a été créé pour répondre aux nouveaux défis auxquels fait face le monde de la criminalistique.

«On est capable de détecter des traces de plus en plus fines et invisibles à l'œil. Auparavant, ça nous prenait une tache de sang pour obtenir un profil génétique. Maintenant, si on passe un coton-tige sur une poignée de porte, on peut avoir le profil d'une ou de plusieurs personnes», a ajouté le professeur.

Quand on parle d'analyse de traces, on ne parle pas uniquement de traces de sang, mais aussi d'empreintes, de traces de pas et bien d'autres choses qu'on ne soupçonne même pas.

«Ça peut être un éclat de verre, de l'encre, de la balistique et même des traces numériques», a indiqué Emmanuel Milot.

Alexandra Doyon est étudiante en criminalistique. Elle songe sérieusement à s'inscrire cet automne.

«Mon intérêt a grandi en regardant la série «CSI», mais j'ai toujours aimé les laboratoires, la génétique, l'ADN», a raconté Alexandra Doyon.

Le programme s'adresse aussi aux personnes qui ont de l'expérience dans les enquêtes policières, en identité judiciaire ou en médecine légale. Seulement 12 étudiants par année sont admis.