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Trudeau implore les Américains de garder le libre-échange

Le premier ministre a vanté le libre-échange au vice-président Mike Pence et aux gouverneurs américains

Rencontre Trudeau Pence
Photo twitter Justin Trudeau Le premier ministre Justin Trudeau et le vice-président des États-Unis se sont rencontrés, vendredi, à Providence, au Rhode Island, pour discuter entre autres de bois d’œuvre.

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OTTAWA | Le premier ministre Justin Trudeau est sorti vendredi de sa rencontre avec le vice-président américain, Mike Pence, sûr que la crise du bois d’œuvre se réglera cet été.

« Tant nous que les Américains espérons régler la question du bois d’œuvre avant d’embarquer dans la renégociation de l’ALENA, et nous continuons de travailler très fort pour pouvoir livrer ça », a promis Justin Trudeau, quelques minutes après avoir rencontré le vice-président américain, Mike Pence.

En juin, les États-Unis ont imposé une surtaxe spéciale de près de 7 % pour l’importation du bois de construction canadien, ce qui s’est ajouté au droit compensatoire d’un peu moins de 20 % imposé en avril.

Négociations

Le conflit entre le Canada et les États-Unis pourrait donc être réglé d’ici la fin de l’été, selon Justin Trudeau, puisque la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est prévue pour la mi-août.

« C’est toujours quelque chose dont on parle avec l’administration américaine. Nous prenons la question du bois d’œuvre extrêmement au sérieux », a insisté le premier ministre canadien.

Justin Trudeau a effectué vendredi une opération de séduction au sud de la frontière, notamment en s’adressant directement aux gouverneurs d’États américains, en quelque sorte l’équivalent des premiers ministres des provinces canadiennes.

« Le Canada est votre meilleur client », a souligné Justin Trudeau, devant une trentaine d’entre eux réunis au Rhode Island pour le congrès estival de l’Association nationale des gouverneurs.

Dans son discours, il leur a rappelé que des millions d’emplois aux États-Unis dépendaient du Canada.

« Prenez le groupe Canam, au Québec, qui emploie environ le même nombre de Canadiens et d’Américains [...] il y a juste beaucoup trop d’exemples de ces entreprises », a illustré M. Trudeau.

Il a aussi dressé une liste les activités d’Hydro Québec au Maine ou celles du transporteur CN en Louisiane comme des exemples « d’entreprises qui aident à construire l’Amérique ».

Protectionnisme

Justin Trudeau a invité les dirigeants des États américains à « refuser de prendre des raccourcis politiquement tentants » que sont les mesures protectionnistes.

Il s’agissait d’une critique polie de la promesse faite par Donald Trump de « renégocier » les ententes de libre-échange, ce qui fait craindre à des entreprises canadiennes de perdre leur accès privilégié au marché américain.

« Dans les semaines à venir, nous allons moderniser l’ALENA pour le XXIe siècle, pour que ce soit une situation gagnant-gagnant-gagnant [win-win-win] avec tous partenaires de l’Amérique du Nord », a scandé le vice-président Mike Pence devant les gouverneurs, peu avant que Justin Trudeau ne prenne la parole.