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Décaisser ses économies intelligemment

Décaisser ses économies intelligemment
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Parmi les défis les plus importants auxquels les préretraités et les retraités ont à faire face pendant l’élaboration de leur planification financière, il y a la séquence des décaissements.

Durant notre vie active, on a contribué à des REER auprès de quelques institutions financières, à notre fonds de pension, à des fonds de syndicats... ajoutons ensuite les épargnes accumulées dans nos CELI, nos REER de conjoints, dans les valeurs de rachats des polices d’assurance, sans oublier dans des actifs immobiliers dont on a planifié se départir pour financer nos vieux jours. Le temps passe et on dirait que tout ça devient de plus en plus complexe.

L’impôt ; le guide suprême !

Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on vient. C’est pour ça qu’il importe que vous puissiez dresser un inventaire détaillé de tous vos investissements, des échéances, des types de placements et des niveaux de risque. La règle d’or de votre stratégie de décaissement : tenir compte de la fiscalité. Ça ne serait pas une mauvaise idée de vous adjoindre les services d’un professionnel en gestion du patrimoine (membre de la Chambre de la sécurité financière) pour vous seconder dans cette tâche.

Souhaitez-vous obtenir le revenu le plus élevé possible jusqu’au décès ou dépenser uniquement le nécessaire et laisser un héritage important à vos enfants ? Devrez-vous vendre votre maison et déménager dans un condo ?

Les réponses à ces questions sont cruciales. Il n’y a pas de réponse toute faite ou de moyenne. Comme votre mode de vie est propre à vous et à votre situation personnelle, votre décaissement devra être adapté. Une fois votre revenu cible NET mensuel identifié, vous pourriez commencer vos retraits à partir de vos investissements dont les impôts ont déjà été payés et les CELI.

Ensuite, tenez compte des rentes versées par votre régime de retraite, de la RRQ et de la pension fédérale. Si vos revenus suffisent, tentez de repousser le plus loin possible la conversion de vos REER en FERR et de vos CRI en FRV. Vous ne pourrez le faire au-delà de vos 71 ans.

Attention : vider vos REER dans le but de toucher le supplément de revenu garanti n’est pas toujours la plus sage des options.

À retenir

  • On ne rachète JAMAIS la totalité de ses REER sans prévoir les impôts.
  • Garder vos placements investis et diversifiés vous aidera à atteindre vos buts.
  • Votre stratégie doit être révisée annuellement, ou lorsque surviennent des changements importants (divorce, maladie, décès, héritage, vente de maison...).
  • Aucune situation n’est parfaitement identique. Vous ne pouvez pas utiliser le plan du voisin.
  • Le fractionnement de revenus au sein d’un couple n’est pas automatique et ne s’applique pas à tous vos actifs.