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Des demandeurs de statut de réfugié ayant aidé Edward Snowden à Hong Kong poursuivent Ottawa

Edward Snowden
Photo AFP Edward Snowden

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OTTAWA - Les trois familles qui ont offert de l’aide à Edward Snowden à Hong Kong en 2013 avant qu’il ne devienne fugitif poursuivent en justice le gouvernement canadien qui, selon eux, tarde à traiter leurs demandes de statut de réfugié.

La poursuite, une mesure extraordinaire, a été soumise par leurs avocats à la Cour fédérale canadienne. Selon l’organisme montréalais Pour les réfugiés, «ils demandent à un juge [...] d’ordonner au gouvernement canadien de respecter ses obligations de protéger les réfugiés, surtout les enfants, et de traiter les demandes des familles immédiatement afin qu’elles puissent être relocalisées au Canada en toute sécurité».

Les trois familles, appelées les «anges gardiens» d’Edward Snowden, comptent trois jeunes enfants, selon Pour les réfugiés, qui précise qu’elles font «font face à la discrimination systémique et l’exclusion sociale à Hong Kong ainsi qu’à la persécution dans leurs pays d’origine».

Pour les réfugiés dit avoir déposé en janvier dernier des demandes de parrainage privé pour ces familles de demandeurs d’asile.

«Les demandes ont été acheminés au bureau consulaire canadien à Hong Kong au début du mois d’avril mais n’ont pas progressé depuis, a déploré l’organisme lundi. Le 8 mai, le Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a reconnu l’urgence de la situation et s’est engagé à accélérer le traitement des demandes. Toutefois, le consulat canadien a rapporté en juillet que ce n’est pas le cas; et le ministre n’a pas répondu aux demandes visant à obtenir des explications.»

«Les familles sont extrêmement vulnérables et font l’objet d’une persécution politique à Hong Kong, a indiqué Marc-André Séguin, un des avocats qui représentent les familles. Confrontés à une déportation imminente, les parents peuvent être arrêtés à tout moment et séparés de leurs enfants d’âge mineur. S’ils sont renvoyés dans leurs pays d’origine du Sri Lanka ou des Philippines, ils seront emprisonnés ou même tués.»

Pour l’organisme Pour les réfugiés, l’action en justice contre le gouvernement canadien «pourrait constituer le dernier espoir pour ces familles en quête de sécurité».