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Il a failli tuer son bébé

Le père, que l’on ne peut identifier, recevra vendredi une peine pouvant aller de 15 à 24 mois.
Photo Roger Gagnon Le père, que l’on ne peut identifier, recevra vendredi une peine pouvant aller de 15 à 24 mois.

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Un père de famille a secoué si violemment son bébé âgé de 2 mois que celui-ci a cessé de respirer pendant quelques minutes, avant d’être réanimé.

Paniqué par l’absence de signes vitaux de l’enfant qui bleuissait, le père a entrepris des manœuvres de réanimation et a réussi à le ramener à la vie.

Le père a récemment reconnu son erreur, commise en novembre 2013, tout en expliquant qu’il était incapable de comprendre et d’admettre un comportement «si atroce».

Il a reconnu sa responsabilité et plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves ayant mis en danger la vie d’une personne.

SENTENCE

Lundi, l’homme âgé de 30 ans s’est présenté au palais de justice de Chicoutimi et a été incarcéré jusqu’à vendredi, lorsqu’il connaîtra sa peine. La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Nicole Ouellet, a réclamé une peine de deux ans de pénitencier, suivie de trois années de probation. En défense, Me Luc Tourangeau a suggéré une peine de 15 mois de prison.

Le père a expliqué au tribunal qu’il était dans une phase difficile à cette époque et que les pleurs de l’enfant l’empêchaient d’étudier en prévision d’un examen important pour sa carrière.

Le père a perdu son emploi à la suite de l’événement, la mère de la petite victime l’a quitté et tout contact avec sa fille lui est interdit.

SÉQUELLES

Lundi, pour la première fois depuis trois ans, il a pu apprendre que sa fille ne semble pas avoir conservé de séquelles de son arrêt respiratoire. La mère a mentionné qu’elle n’avait aucune confiance «envers cet homme-là» et qu’elle souhaitait qu’il n’ait plus jamais de contact avec elle.

Le père a fait l’objet de plusieurs évaluations psychiatriques et a suivi des thérapies psychologiques qui lui ont permis d’apprendre qu’il souffre d’un trouble de la personnalité limite et de narcissisme extrême qui le portent à accorder une priorité à son image devant autrui.

Un rapport présentenciel suggère un risque de récidive si le père n’est pas suivi.

Avant d’entrer en cellule, le père a tenu à mentionner que le plus important demeurait que sa fille puisse vivre une vie normale. Il s’est engagé à respecter l’interdit de communiquer si telle est la volonté de la mère.