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Conseil de la fédération: pas de siège pour les leaders autochtones

L’hôte de l’événement cette année, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a fait valoir que la traditionnelle rencontre entre les premiers ministres et les leaders autochtones, qui précède le Conseil de la fédération, obtient déjà des «résultats très concrets».
Photo d'archives REUTERS, Topher Seguin L’hôte de l’événement cette année, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a fait valoir que la traditionnelle rencontre entre les premiers ministres et les leaders autochtones, qui précède le Conseil de la fédération, obtient déjà des «résultats très concrets».

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Les premiers ministres provinciaux ont fermé la porte lundi aux trois importants groupes autochtones qui demandaient d’obtenir un siège officiel au Conseil de la fédération, qui se tient mardi et mercredi à Edmonton.

L’hôte de l’événement cette année, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a fait valoir que la traditionnelle rencontre entre les premiers ministres et les leaders autochtones, qui précède le Conseil de la fédération, obtient déjà des «résultats très concrets». Elle a dit souhaiter «continuer dans ce sens».

En guise de protestation, l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis et le regroupement inuit Tapiriit Kanatami ont boycotté la rencontre de lundi. Ils réclament d’être reconnus au même titre que les premiers ministres provinciaux et territoriaux.

«Nous ne sommes pas juste un autre groupe d'intérêt spécial. [...] Les Premières Nations ne toléreront pas une approche irrespectueuse et basée sur l'exclusion», a déclaré le Chef national de l’APN, Perry Bellegarde.

Nation, pas gouvernement

La rencontre a tout de même eu lieu avec les deux groupes restants, soit le Congrès des peuples autochtones et l’Association des femmes autochtones.

Malgré sa volonté de «parler de nation à nation» avec les autochtones, le gouvernement Couillard ne croit pas non plus qu’il faut ajouter un quatorzième siège à la table pour le moment. «Ça soulève d’autres questions d’ordre constitutionnel, alors, ce n’est pas quelque chose qu’on peut décider très rapidement», a fait valoir le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.

Le premier ministre Philippe Couillard, lui, était absent en raison d’un conflit d’horaire que son équipe a refusé de préciser.

Constitution

Philippe Couillard, qui doit arriver en soirée lundi, s’adressera à ses homologues lors du déjeuner mardi matin pour leur expliquer la démarche d’affirmation du Québec entreprise par son gouvernement depuis le printemps dernier.

En conférence de presse, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, s’est dit très ouvert à discuter de l’inclusion du Québec dans la constitution canadienne.

Mais cela devra inclure une révision de la formule de péréquation pour y inclure l’hydroélectricité, dit-il. «Je ne crois pas que le Québec veut que ce soit inclus, en passant, mais pourquoi ce ne le serait pas quand l’hydro[électricité] est devenue une réelle compétition pour le secteur énergétique?», demande-t-il.