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Incendie dans le Vieux-Québec: la thèse de l'incendie criminel confirmée

Incendie dans le Vieux-Québec: la thèse de l'incendie criminel confirmée
Photo Catherine Bouchard

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Le Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec (SPIQ) confirme la thèse du geste criminel concernant l’incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi dans la rue du Sault-au-Matelot.

Des techniciens en recherche ont été déployés sur le site peu après l’incendie et la thèse du geste criminel a été confirmée lundi en fin de matinée.

Ni la source de l’incendie ni l'endroit où les flammes ont pris naissance n’ont été indiqués par le SPIQ. «On travaille maintenant en collaboration avec le Service de police de la Ville de Québec», explique France Voiselle, porte-parole au SPIQ. L’enquête est toujours en cours.

Les flammes ont pris naissance vers 1 h dans la nuit de dimanche à lundi, à l’arrière du bâtiment qui donne également sur la rue Sous-le-Cap. Selon les informations obtenues par Le Journal, le feu aurait débuté dans une poubelle.

Une cinquantaine de pompiers ont été dépêchés sur les lieux. Les occupants d’une douzaine de logements ont été évacués. Il n’y a eu aucun blessé.

Par la suite, soit vers 1 h 15, un feu de rebuts a éclaté près de la côte du Colonel-Dambourgès, à quelques pas du premier incendie. Les enquêteurs détermineront si les deux incendies sont reliés, selon la porte-parole du SPIQ.

«Sortez, tout le monde!»

Les résidents du secteur avaient très peu dormi lorsqu’ils ont été réveillés par l’une de leurs voisines en panique.

«Une femme criait: “Sortez, tout le monde!» raconte Monique Pelletier, l’une des propriétaires du Café Saint-Malo, tout près des lieux de l’incendie.

«Le crépitement du feu sonnait comme s’il s’agissait d’un gros orage», poursuit la dame.

Mis au fait que l’incendie était possiblement d’origine criminelle, le voisinage s’est dit quelque peu craintif. «Nous sommes inquiets, je ne pense pas qu’un incendie se déclenche comme ça dans une poubelle, en faisant une torche», poursuit Mme Pelletier.

«Ce n’est pas rassurant», renchérit une voisine de Mme Pelletier, qui a préféré taire son nom. «Il y avait une torche de feu qui montait très haut, c’était très impressionnant», poursuit-elle.