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Renégociations de l’ALENA: des changements attendus dans le secteur des télécommunications

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L’administration du président américain Donald Trump espère que les entreprises américaines, notamment dans le secteur des télécommunications, auront plus facilement accès au marché canadien.

Dans la liste des objectifs publiés lundi par la Maison-Blanche en vue de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui doit s’amorcer à la mi-août, on retrouve un passage traitant des télécommunications. Plus précisément, l’administration Trump indique qu’elle souhaite «promouvoir la compétitivité des services de télécommunication en facilitant leur entrée sur les marchés».

Selon Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’Institut économique de Montréal (IEDM), cet objectif pourrait s’avérer intéressant pour les consommateurs canadiens. L’arrivée éventuelle de fournisseurs de services internet et de téléphonie américains pourrait faire diminuer le coût de ces services au pays grâce à la concurrence.

Les compagnies canadiennes ne seraient toutefois pas nécessairement défavorisées par cette annonce. «Ce serait une entente réciproque. On n’ouvre pas d’un seul côté», a souligné l’analyste, tout en rappelant que les États-Unis sont «un très grand marché».

Abolition du chapitre 19

Autre mesure proposée par l’administration Trump, l’abolition du chapitre 19 pourrait avoir un impact extrêmement important sur les relations commerciales au sein de l’ALENA.

Actuellement, les différends commerciaux entre les pays en matière de droits compensateurs et de dumping, comme celui qui oppose le Canada aux États-Unis dans le dossier du bois d’œuvre, sont arbitrés par la mise en place d’un groupe spécial binational chargé d’évaluer le conflit. C’est notamment en ayant recours à ce groupe d’examen, dont le fonctionnement est régi par le chapitre 19 de l’ALENA, que le Canada a obtenu gain de cause par le passé lors de précédents conflits sur le bois d’œuvre.

Avec la publication de plus d’une centaine d’objectifs, il est difficile de dire combien d’entre eux seront bel et bien adoptés lors de la renégociation de l’ALENA. «On y va parfois plus large au début pour obtenir ce qu’on veut à la fin», a rappelé M. Moreau.