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30 % moins de bleuets cette année

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Il devrait y avoir 30 % moins de bleuets du Québec cet été par rapport à l’an dernier compte tenu du printemps froid et du prix trop bas donné aux producteurs pour leur fruit.

« Des produc­teurs ont moins investi, ils ont mis moins d’abeilles, ce qui fait que la pollinisation a été moins bonne. La production va donc s’en ressentir directement », mentionne Ghislain St-Pierre, président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec.

La production devrait passer de 400 millions de livres à 300 millions cette année, ce qui inclut le Québec et les Maritimes.

« Bénévole »

L’an dernier, le bleuet était vendu à 30 cents la livre aux acheteurs qui s’occupent de vendre le produit frais ou congelé au Québec et ailleurs dans le monde.

« Ça couvre tout juste notre coût de production. Le producteur n’a pas fait une cenne, il a tout fait ça bénévolement, la cueillette et tout », explique M. St-Pierre.

Ce qui fait que des producteurs ont décidé de ne pas dépenser d’argent pour louer des ruches d’abeilles, ce qui aurait amélioré la pollinisation.

Les températures froides ont aussi affecté des bleuetières puisque certaines ont gelé ce printemps. Le mauvais temps a aussi nui à la pollinisation à certains endroits, en plus des forts vents.

« Il y en a qui ne trouvent pas ça drôle. Des entreprises sont certainement en péril », se désole M. St-Pierre.

Ghislain St-Pierre, Producteur de bleuets
Photo courtoisie
Ghislain St-Pierre, Producteur de bleuets

 

Manque d’accès

Le prix du bleuet sur le marché mondial n’est pas très élevé en ce moment. Les producteurs craignent que le prix pour 2017, qui sera négocié d’ici 15 jours, ne soit pas meilleur que l’an dernier.

Mais selon M. St-Pierre, le problème n’est pas qu’il y a trop de bleuets, mais bien pas assez de consommateurs. Les Québécois ont aussi très peu accès à leurs propres bleuets, d’après lui.

« Les gens ne sont pas encore assez habitués d’en manger régulièrement. Il se vend aussi plus de bleuets du Québec ailleurs dans le monde qu’au Québec. On va dans les épiceries et il y a du bleuet du Chili, c’est un problème », déplore M. St-Pierre.