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Demande de recours collectif contre la SAQ

Une marge de profit et l’étiquetage déficient sont ciblés

vin
Le manque d’informations sur les étiquettes des vins importés en vrac vendus dans les SAQ est visé par le recours.

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Une demande de recours collectif contre la Société des alcools du Québec (SAQ) vient d’être déposée en Cour supérieure du Québec.

La requête vise la marge de profit et le manque d’informations sur les étiquettes des vins importés en vrac vendus dans les succursales du monopole d’État.

Le requérant, Guillaume Bourdeau, de Québec, soutient avoir acheté plusieurs bouteilles de vin dans des magasins de la SAQ depuis 2009.

Or, il était loin de se douter que plusieurs produits achetés à la SAQ étaient en fait des vins importés en vrac, retravaillés chimiquement (ajout de sulfite et de sucre notamment), embouteillés au Québec et revendus sans indications relatives à ces opérations.

« Les étiquettes laissent croire que les vins proviennent réellement de la maison de production et le consommateur ne peut se douter que le vin qu’il voit n’est pas celui produit par le vigneron », soutient l’avocat qui pilote la demande de recours, Maxime Ouellette, du cabinet Gosselin, Daigle et Ouellette de Québec.

Selon ce dernier, son client « s’attendait à acheter à la SAQ un produit de qualité, avec une authenticité et une traçabilité lui permettant de réellement savoir ce qu’il consommait ».

Des prix exorbitants

La requête fait valoir que la SAQ vend des vins en vrac à ses clients dans ses magasins sans indications formelles, alors que le prix coûtant de ces vins importés dépasse rarement la barre de 1 $ le litre.

Dans le cas de certains vins vendus 10 $ la bouteille (750 ml), la majoration peut atteindre 1333 % du prix coûtant, peut-on lire dans le document.

Pour l’avocat au dossier, le prix de vente de ces vins représente ainsi une « disproportion dans les prestations respectives entre le commerçant et le consommateur, qui ne peut se justifier par la valeur du produit vendu ».

Le demandeur argue que, « par ses pratiques lésionnaires quant au manque d’informations sur les produits achetés en vrac, la SAQ l’a induit en erreur quant à la valeur du produit acheté ».

À la SAQ, personne n’a voulu commenter cette demande d’action collective lundi.

« On pourra commenter lorsque cette demande nous aura été signifiée officiellement », a indiqué la porte-parole de la SAQ Linda Bouchard.

Exemples de vins importés en vrac vendus dans les SAQ

  • Cliff 79
  • Lulu B.
  • Revolution Red
  • EXP
  • RH Phillips
  • Settler’s Cove
  • Smoky Bay
  • Marcus James

Source : Demande de recours collectif de Guillaume Bourdeau