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La légalisation de la marijuana inquiète les premiers ministres

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Le calendrier serré imposé par Ottawa pour légaliser la marijuana cause des maux de tête aux premiers ministres provinciaux d’un bout à l’autre du pays.

Si bien que le premier ministre manitobain, Brian Pallister, suggère de reporter d’un an l’entrée en vigueur du projet de loi fédéral, prévue pour le 1er juillet 2018.

Brian Pallister fera part de sa suggestion à ses homologues provinciaux réunis à Edmonton mardi et mercredi pour la réunion estivale annuelle du Conseil de la fédération.

«Il demeure trop de questions sans réponses, trop d’enjeux qui n’ont pas encore été considérés, pour qu’on se dépêche dans ce changement, qui est historique», a-t-il fait valoir en conférence de presse. 

Le premier ministre manitobain cite notamment l’impact de la consommation de la marijuana sur la conduite automobile. «Ces enjeux ne sont pas bien compris», estime-t-il.

Un âge national?

Brian Pallister veut également éviter le «fatras» réglementaire qui a amené les provinces à adopter des âges différents pour la consommation d’alcool. «Autant que possible, j’aimerais voir une plus grande coordination entre nous», dit-il, suggérant d’harmoniser l’âge légal pour la marijuana d’un océan à l’autre.

Une idée appuyée par le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil. Celui-ci suggère l’âge de 19 ans, afin de s’aligner avec la réglementation sur l’alcool dans diverses provinces.

Santé mentale

Pour sa part, Philippe Couillard hésite à permettre la consommation de marijuana dès l’âge de 18 ans, en raison de l’impact possible sur la santé mentale des jeunes consommateurs.

«Quand je vois des médecins psychiatres parler d’un risque plus élevé de maladies mentales très sévères chez les jeunes – même jusqu’à 19, 20, 21, 22 ans –, bien sûr, ça m’interpelle», dit le premier ministre, tout en reconnaissant que la substance demeure disponible sur le marché noir.

Quant à l’idée de reporter l’entrée en vigueur de la légalisation, Philippe Couillard affirme qu’il travaille en fonction du 1er juillet prochain. Toutefois, «il reste beaucoup de travail à faire», reconnaît-il.