/news/currentevents
Navigation

Le massothérapeute qui avait pété un plomb en salle de cour reste détenu

Coup d'oeil sur cet article

Le massothérapeute qui a pété les plombs en salle de cour lorsqu’il a été reconnu coupable d’agression sexuelle ne pourra finalement pas bénéficier d’une troisième remise en liberté.

Le 11 juillet dernier, Nadim Had Jattab était devenu complètement hystérique en salle de cour du palais de justice de Québec au moment où il devenait évident qu’il allait être reconnu coupable de trois agressions sexuelles. L’homme s’était alors levé pour frapper la table des témoins avec un Coran avant de se mettre à crier.

Deux constables spéciaux présents pour le verdict, puis une troisième agente avaient dû intervenir pendant de longues minutes pour le maîtriser. Il avait finalement été accusé d’entrave et de voie de fait sur un agent de la paix.

Tentant d’être libéré une troisième fois après les accusations d’agressions sexuelles puis celle de voies de fait sur deux journalistes en février dernier, l’homme de 42 ans a fait témoigner sa conjointe qui disait avoir confiance en lui.

«Rien ne l’arrête»

Après avoir entendu les deux parties, le juge Pierre Rousseau a rendu une décision sans équivoque. Faisant notamment un commentaire sur l’importance des constables spéciaux dans les salles de cour, il a insisté sur le fait que les gestes aient été posés dans un palais de justice.

«Il n’a aucun respect du système judiciaire [...] il n’y a aucune collaboration de sa part», a dit le juge. Le magistrat a aussi fait valoir que les deux personnes qui se sont portée caution pour sa remise en liberté étaient sur place lorsqu’il s’est désorganisé.

«Monsieur, rien ne l’arrête», a conclu le juge en confirmant sa décision de le garder à l’ombre. Had Jattab, qui avait régulièrement les yeux fermés pendant l’audition est resté bien calme malgré la décision.

Il reviendra en cour cette semaine puisque son avocat souhaite un procès rapide. Quant à sa sentence pour ses trois agressions sexuelles, il la connaitra en septembre.