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De la Louisiane, mais des racines à Saint-Vallier

Le maire louisianais Jacques Roy a profité de sa visite dans Bellechasse pour concrétiser un projet de jumelage longtemps espéré avec sa paroisse, ce qui a rendu la  visite encore plus émotive pour lui.
Photo Ddier de Debusschère Le maire louisianais Jacques Roy a profité de sa visite dans Bellechasse pour concrétiser un projet de jumelage longtemps espéré avec sa paroisse, ce qui a rendu la  visite encore plus émotive pour lui.

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Jacques Roy a un nom français, mais ne parle pas la langue de Molière. Venu de Louisiane, il a retracé ses racines dans le petit village de Saint-Vallier.

Le maire d’Alexandria, en Louisiane, est de passage à Québec, dans le cadre du congrès du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique (RVFFA).

En octobre dernier, Le Journal l’avait rencontré à Lafayette. Il se disait avide de découvrir Bellechasse, le pays de ses ancêtres.

C’est ce qu’il a fait, dimanche, à son arrivée dans la capitale nationale. «Je me sentais comme à la maison. C’était émotif», a-t-il confié au Journal. Il a été envoûté par les collines de Bellechasse et a fait des liens avec l’amour des Louisianais pour la chasse et le travail de la terre et leur robustesse commune avec les Québécois. «Le lien est si évident pour moi maintenant.»

Ancêtre venu de Normandie

Son ancêtre français Nicolas Roy est venu de Dieppe, en Normandie, et est arrivé par un bel été dans la région. Il a été charmé et s’est installé. Tout allait bien jusqu’au premier hiver, où soudainement, les choses se sont corsées, raconte Jacques Roy dans un éclat de rire.

Néanmoins, les Roy sont restés et ont cultivé la terre pendant des générations avant qu’un des descendants, Joseph Marie François LeRoy choisisse de quitter pour la paroisse d’Avoyelles, en Louisiane, près d’Alexandria.

Jacques Roy, avec sa fille Catherine Marie, a visité plusieurs familles de Roy à Saint-Vallier ainsi que des cousins éloignés. Il a même croisé une dame âgée qui porte le même nom que sa fille et qui a versé quelques larmes devant cette rencontre fortuite.

Projet de musée

Dans le cadre du Réseau, le maire Roy caresse le projet de faire connaître par un musée la connexion militaire entre la Normandie, le Canada et Alexandria.

«Les opérations Overlord et Neptune (le débarquement de Normandie) ont été planifiées à partir de ma ville, Alexandria. Les généraux vivaient là. Il y avait 500 000 soldats qui y étaient postés pendant des années, planifiant le jour J. Les barques Higgins ont été conçues à la Nouvelle-Orléans, mais le débarquement a été pratiqué dans ma région», s’enthousiasme-t-il.

Québec est le troisième partenaire du triangle que le maire veut mettre en valeur. La conférence de Québec, qui s’est tenue en 1943 au Château Frontenac et à la Citadelle, s’est en effet soldée par une intensification des frappes américaines et britanniques contre l’Allemagne dans le but de libérer la France.

«Le Réseau est justement l’occasion de faire valoir ces relations historiques. Il ne peut pas y avoir un exemple plus clair de l’héritage français.»