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Agressions sexuelles à l'Université Laval: l'accusé pourra étudier à l'UQAR campus de Lévis

Thierno-Oury Barry, accusé de 12 chefs d’introduction par effraction et d’agressions sexuelles pour avoir pénétré dans plusieurs chambres de filles du pavillon Alphonse-Marie-Parent était de retour en cour mercredi matin.
Photo Facebook Thierno-Oury Barry, accusé de 12 chefs d’introduction par effraction et d’agressions sexuelles pour avoir pénétré dans plusieurs chambres de filles du pavillon Alphonse-Marie-Parent était de retour en cour mercredi matin.

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L’ex-étudiant de l’Université Laval accusé d’une vague d’agressions dans une résidence pourra étudier à l’UQAR campus de Lévis, cet automne.

Thierno-Oury Barry, accusé de 12 chefs d’introduction par effraction et d’agressions sexuelles pour avoir pénétré dans plusieurs chambres de filles du pavillon Alphonse-Marie-Parent était de retour en cour mercredi matin pour demander un changement aux conditions de sa liberté. Après avoir été arrêté à la fin du mois d’octobre 2016, 10 jours après les faits, l’étudiant avait été libéré sous condition.

Le jeune homme a alors informé le tribunal qu’il avait été accepté à l’Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis. L'éventuelle reprise de ses études nécessite toutefois des changement à sa liberté conditionnelle.

Le procureur de la Couronne s’est opposé à la modification ce pour quoi la juge a dû trancher la question. Les raisons évoquées sont toutefois frappées d’une ordonnance de non-publication.

Ainsi, la juge a reconduit la condition selon laquelle Barry doit être accompagné de son père ou de sa mère que ce soit à l’intérieur ou en dehors de son appartement du secteur Quatre-Bourgeois. Or, l’étudiant pourra maintenant se rendre seul à l’université pour ses cours ou «tâches scolaires reliées».

Outre cette modification, les conditions de ne pas sortir du Québec, de ne pas se trouver sur les terrains de l’Université Laval et de ne pas communiquer avec les victimes demeurent. Barry avait aussi été dépossédé de ses deux passeports – guinéen et français – au moment de sa remise en liberté en novembre dernier.

UQAR ne prendra «rien à la légère»

Informée de la situation, la secrétaire générale de l’UQAR campus de Lévis admet que la situation est «particulière» et que rien ne sera pris à la légère. L’accusé pourra se rendre à l’université avec ou sans accompagnateur, selon les exigences du juge.

À l’heure actuelle, Thierno-Oury Barry, doit répondre à des exigences académiques avant d’être accepté officiellement au sein de l’établissement. «Nous pouvons parler d’accommodement raisonnable. S’il n’est pas possible de donner l’enseignement dans un contexte normal, on ne pourra pas y donner suite, mais selon l’information que j’ai, ce sera possible», mentionne Élise Lacoursière, précisant que la sécurité de la clientèle et des professeurs sera «une priorité». «Tous les éléments de l’ordonnance qui sont pertinents pour protéger nos enseignants ou l’entourage seront communiqués à qui de droit», a-t-elle conclut.

Finalement, il doit toujours se présenter au poste de police de Sainte-Foy une fois par semaine.

Les présumées agressions de Thierno-Oury Barry dans la nuit du 15 octobre dernier au pavillon Alphonse-Marie-Parent avaient provoqué une onde de choc à Québec. Quatre plaignantes entre 18 et 20 ans avaient été victimes d’une agression sexuelle alors que d’autres plaignantes avaient reçu la visite d’un intrus dans leur chambre.

L’étudiant de 19 ans avait été expulsé de l’Université Laval après son arrestation.