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Hommage à Daniel Gélinas: «Il laisse un grand legs à la capitale» - Sylvain Parent-Bédard

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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« Daniel Gélinas est un grand qui laisse un grand legs à la capitale. Il a fait beaucoup pour la culture, le tourisme et la ville. »

Appelé à commenter le départ du directeur général du Festival d’été, Sylvain Parent-Bédard a sorti l’encensoir.

Le président de la firme QuébéComm, qui a joué du coude avec le FEQ lorsque les deux organisations ont tenu, à quelques semaines d’intervalle, des concerts payants sur les plaines d’Abraham, en 2012 et 2013, estime que M. Gélinas s’est orchestré une sortie parfaite en livrant une 50e édition « exceptionnelle ».

« Ce festival est une fierté au Québec, au Canada, et c’est définitivement un des plus grands événements musicaux au monde. Je lui lève mon chapeau. »

« Si tu t’en vas, tu m’en parles... »

Complice de longue date de Daniel Gélinas, Luci Tremblay affirme n’avoir appris la démission de son patron qu’à la toute fin de la dernière édition du FEQ. Elle dit néanmoins avoir eu la puce à l’oreille, quelques semaines plus tôt, quand elle lui avait annoncé qu’elle laissait son poste de directrice des communications pour devenir déléguée du Québec au Japon.

« Je l’ai deviné à ce moment-là. Daniel et moi, on se connaît bien. Souvent, je lui disais : si tu t’en vas, tu m’en parles parce que je ne resterai pas. Quand je lui ai annoncé ma décision, il est resté stupéfait. Il n’arrêtait pas de me dire que c’était une belle sortie. Je lui ai demandé si sa sortie était prête et il m’a dit non, non, mais je savais qu’il me mentait », relate-t-elle.

C’est après un concert sur les Plaines, en marchant vers les quartiers généraux du Festival, à l’hôtel Hilton, que le chat est finalement sorti du sac.

« Daniel, ça fait quinze ans, on a tout fait, Vision 2025, le 50e, les Grands Voiliers, qu’est-ce que tu vas faire encore là », lui a lancé Luci Tremblay, obligeant son partenaire de longue date à finalement lever le voile sur ses plans de sortie.

Pas une pâle copie

Comme tout le monde, Mme Tremblay croit que le prochain patron du FEQ aura de grands souliers à chausser. Même si cette personne aura pour mission de poursuivre le plan mis en place par son prédécesseur, elle devra faire sa marque, pense-t-elle.

« Il ne faut pas que ce soit une pâle copie de Daniel Gélinas. Quelqu’un qui va voir ça autrement, ça peut juste faire du bien. »