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Épreuve ministérielle: le nombre de reprises en mathématique de secondaire 4 a explosé

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Photo d'archives Simon Clark

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L’examen de mathématique de quatrième secondaire qui a été jugé « déstabilisant » par de nombreux enseignants a visiblement été difficile pour les élèves de la région de Québec, alors que le nombre de reprises a explosé.

En juin, le Groupe des responsables en mathématique au secondaire (GRMS) dénonçait le niveau de difficulté élevé de l’épreuve ministérielle de mathématique de la séquence Sciences naturelles de quatrième secondaire.

On apprenait ensuite, en juillet, que le taux de réussite dans cette matière était le plus bas des six dernières années, soit 81 %.

Les élèves de la région de Québec n’ont pas fait exception à la règle, selon des statistiques fournies au Journal. Le nombre d’élèves qui se sont inscrits pour reprendre l’épreuve controversée a littéralement éclaté cet été.

14 fois plus

À la commission scolaire des Navigateurs, on compte 14 fois plus d’inscriptions qu’en 2016. Cinquante-six élèves se sont inscrits à la reprise d’examen, qui avait lieu la semaine dernière. En 2015 et 2016, ce nombre était respectivement de 5 et de 4.

La tendance est similaire ailleurs. À la commission scolaire des Premières-­Seigneuries, 39 inscriptions ont été enregistrées cet été, contre 8 l’an dernier.

Du côté de la commission scolaire de la Capitale, ce sont 32 élèves qui ont repris l’épreuve, alors qu’ils n’étaient que 6 à l’avoir fait en 2016.

« Retour du balancier »

« Cette année, on est revenu à une épreuve plus correcte et les élèves étaient moins préparés », a avancé Nathalie Vézina, coordonnatrice aux Services éducatifs à la commission scolaire des Premières-Seigneuries.

« C’est comme le retour du balancier. Il y avait eu 51 reprises en 2013 », a pour sa part souligné Nicole Labrecque, directrice adjointe des Services éducatifs à la commission scolaire des Navigateurs.

En entrevue au Journal en juin, une professeure en didactique des mathématiques à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Mélanie Tremblay, qualifiait l’examen en question de « costaud » – notamment en raison de sa longueur – comparativement à l’épreuve « bonbon » de 2016, mais l’experte soutenait que son niveau de difficulté demeurait acceptable.

Il a été impossible d’obtenir les données de la commission scolaire des Découvreurs.