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Le Festival d’été a nui à Osheaga

Pour la première fois en cinq ans, Osheaga n’est pas complet

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Metallica est l’un des groupes qui s’est produit au Festival d’été de Québec, cet été. Avec des artistes comme Kendrick Lamar, Muse, Gorillaz et P!nk, le FEQ a fait mal à Osheaga.

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Le 50e Festival d’été de Québec et le 375e de Montréal ont fait mal à Osheaga, cette année. Pour la première fois en cinq ans, le festival montréalais n’affiche pas complet. « On réalise qu’on n’est plus seuls dans le marché », dit le responsable de la programmation d’Osheaga, Nick Farkas.

À quelques jours de l’événement, qui se déroulera de vendredi à dimanche, l’équipe d’Osheaga avait écoulé « entre 85 et 87 % » des billets offerts pour le week-end. Un chiffre appréciable, mais qui ne se compare pas aux trois années précédentes, où le festival affichait complet plus de deux semaines avant sa tenue.

Questionné par Le Journal, Nick Farkas reconnaît que l’impressionnante programmation du Festival d’été a sûrement nui aux ventes d’Osheaga. « C’était énorme, leur programmation. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça de ma vie. Il y a plus de gens de Montréal qui sont allés à Québec, j’en suis sûr. Avec Metallica, le lineup était ridicule. Est-ce que ça nous a nui ? Un peu. C’était leur 50e. Ils ont mis le paquet cette année. »

Parmi les autres facteurs qui expliquent la baisse de billets vendus, Nick Farkas mentionne aussi le nombre d’événements qui ont eu lieu à Montréal cet été dans le cadre du 375e, de même que les festivals qui ont vu le jour, ces dernières années, à Toronto, New York et Boston.

Des passes à 320 $

Lorsqu’on sait qu’un macaron du Festival d’été coûtait un peu plus de 100 $, pour onze jours, est-ce que la passe de trois jours d’Osheaga, à 320 $, est trop élevée ? « Je pense que ça peut rebuter des gens localement, reconnaît Nick Farkas. Mais pour un touriste, surtout un Américain, c’est quasiment donné. Pour 320 $, il y a 120 groupes. Un show au Centre Bell n’est jamais en bas de 100 $. »

« Je ne trouve pas que c’est cher, poursuit-il. Ça l’est peut-être si on le compare aux festivals en régions, qui sont à 15 ou 20 $, et au Festival d’été, à 110 $. C’est difficile d’être en compétition avec quelque chose comme ça. On essaie de ne pas l’être. »

Cette année à Osheaga, deux des trois têtes d’affiche ont joué tout récemment dans la province. The Weeknd était au Centre Bell en mai, tandis que Muse a joué à Québec le 16 juillet dernier. Osheaga manque-t-il d’exclusivités pour attirer un large public ?

« On a de 65 à 70 % de gens qui viennent de l’extérieur du Québec, répond Nick Farkas. Avoir The Weeknd qui joue en mai à Montréal, c’est moins grave. Mais étant donné qu’on n’est pas complet, il faudra peut-être regarder pour inviter des artistes qui jouent ici moins souvent. »


La 12e édition du festival Osheaga se déroulera de vendredi à dimanche, sur l’île Notre-Dame. Pour les détails : osheaga.com.