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[VIDÉO] «Y’a tu du blanc icitte?»

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J’ai souvent entendu parler du Dîner en blanc, vu défiler des photos de l’événement sur les médias sociaux, mais jamais je n’avais pris part à cette mystérieuse soirée qui semble impromptue, mais qui est TRÈS loin de l’être...

Parce que oui, le Dîner en blanc implique BEAUCOUP de préparation et AUCUN détail n’est laissé au hasard.

Il faut être vêtu de blanc de la tête au pied. Pas blanc crème ni ivoire. Blanc, blanc!

L’ensemble doit être chic, glamour et faire preuve d’originalité. Seules dérogations acceptées: les bijoux et accessoires qui peuvent être or ou argent.

En plus de l’habillement blanc immaculé, les convives doivent aussi confectionner un centre de table, apporter leur vaisselle, nappe, serviettes de table, ustensiles, coupes, repas (sauf s’ils décident d’opter pour les boîtes à lunch du Cosmos), de l’eau et de l’alcool (deux bouteilles de vin et une de mousseux) le tout dans un sac, une glacière ou un panier en osier... blanc! Et attention! La vaisselle de plastique ou de carton n’est pas acceptée!

Élément ultra important: chaque convive doit apporter un sac-poubelle, histoire de ne laisser aucune trace de son passage sur les lieux.

Après avoir planifié tous ces éléments de logistiques, les invités, environ 2000, doivent se rendre à un point de rencontre, pour prendre un autobus qui les mènera au fameux lieu secret où aura lieu l’événement. C’est là où la magie commence à opérer.

Dans l’autobus, la fébrilité est palpable avant que la chef de notre peloton dévoile (enfin) l’endroit mystère qui sera le théâtre de la 7e édition du Dîner en blanc à Québec. Puis plusieurs cris d’exclamation se font entendre! On nous conduit au Jardin Saint-Roch, en plein cœur du centre-ville! La fête peut débuter... ou presque!

Tous les autobus se garent sous les échangeurs de l’autoroute Dufferin-Montmorency et c’est là qu’un spectaculaire tableau se dresse devant nous. Imaginez des milliers de gens, tous vêtus de blanc, qui déambulent sur le boulevard Charest et ses rues parallèles, direction le lieu de la fête... au son d’une cornemuse!

Plusieurs convives ont entonné tous en coeur: «Y’a-tu du blanc icitte? Y’a-tu du blanc icitte? Si y’a pas de blanc icitte, ben j’sacre mon camp d’icitte!»! Une image plutôt irréelle pour nous, imaginez pour ceux qui marchaient tout bonnement dans le coin sans savoir ce qui se passait!

Sur place, les invités doivent récupérer une table et deux chaises et s’installer sur le site selon un plan de table qu’il faut respecter à la lettre.

Photo Simon Clark

 

Une fois les tables dressées, les boîtes à lunch récupérées et les invités installés, un animateur donne le signal! C’est l’heure d’agiter nos serviettes de table dans les airs tous ensemble pour marquer le début du repas!

C’est aussi à ce moment où on fait plus ample connaissance avec nos voisins de table, avec qui nous aurons d’ailleurs beaucoup de plaisir tout au long de cette soirée très festive!

 

Bulles et vins coulent à flots dans nos coupes, alors qu’on déguste le repas. Un orchestre (oui, oui!) se charge de la trame musicale.

Puis, vers 21h15 c’est l’heure d’allumer les feux de Bengale. Un moment magique qui marque aussi l’ouverture officielle d’une gigantesque piste de danse à ciel ouvert!

 

Les ballons blancs flottent dans les airs, les sourires sont fendus jusqu’aux lèvres, le «dance floor» est bondé et l’ambiance est sensationnelle! Mais attention... le temps est compté, car cet événement hors du commun s'évanouira sous le coup de 23h.

Quelques invités plus festifs se rendront à l’after-party du District Saint-Joseph, situé non loin du Jardin Saint-Roch. Les autres retourneront à l’autobus après avoir pris soin de laisser le site intact.

23h est si vite arrivée. Les cœurs sont emballés, mais tout doit être remballé. La grande fête blanche est terminée. Et je vous confirme que oui, il y avait du blanc icitte!