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Une lignée ancestrale de 350 ans

Carotté lancera les Fêtes de la Nouvelle-France

Carotté
Photo courtoisie Jean-François Michaud La formation punk-trad québécoise Carotté. De gauche à droite (Étienne Bourré-Denis), Simon Lavallée, Éric Roberge, Gérald Doré, Médé Langlois et Manue Lavallée. Photo Jean-François Michaud. 2017

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La formation punk-trad Carotté se sent très à sa place dans la programmation des Fêtes de la Nouvelle-France. Le chanteur Médé Langlois fait partie d’une lignée ancestrale qui a comme source la Normandie et qui exploite, depuis 1667, une ferme familiale à Neuville.

Carotté lancera mercredi soir, sur la Scène TD, à Place de Paris, les festivités de cet événement.

« C’est notre 350e anniversaire en tant que famille et c’est un grand plaisir pour nous de fêter ça aux Fêtes de la Nouvelle-France. Je pense que nos ancêtres seraient très fiers de nous », a lancé le chanteur, lors d’un entretien.

Médé Langlois fait partie de la 11e génération issue du couple Nicolas Langlois et Élisabeth Cretel qui s’est installé, en 1667, dans le comté de Portneuf. Nicolas Langlois était originaire d’Yvetot, en Normandie, et Élisabeth Cretel était Fille du Roy.

Ils ont tous poursuivi, de père en fils et au fil des générations, l’exploitation des terres familiales, vendant leurs produits de la ferme, à partir de leurs kiosques. Les enfants de son frère représentent la 12e génération de cette lignée.

Le chanteur explique que la musique a toujours été, pour les Langlois, une échappatoire à un mode de vie qui n’était pas facile.

Il raconte que l’ancêtre Nicolas Langlois n’était pas un cultivateur. Il était tisserand et cordonnier et il a appris à cultiver la terre des Premières Nations. Ce qui leur permettait d’être autosuffisants et de faire vivre leur famille.

« Mon grand-père disait à l’époque qu’ils étaient capables de passer à travers l’hiver parce qu’ils avaient du bois, des pommes, un peu d’huile à lampe, des légumes, de la viande de porc, de bœuf et de mouton et du cannage. Ils travaillaient fort sur la terre et leur échappatoire, c’était d’aller jouer de la musique et de danser. Il n’y avait pas de radio ou de télé à l’époque. Avec Carotté, je fais la même chose. C’est une continuité de ce que faisaient mes ancêtres », a-t-il fait remarquer.

Gros party de cuisine

Et c’est cette atmosphère de fête que Médé Langlois et Carotté veulent mettre en place aux Fêtes de la Nouvelle-France.

« Ça va être un gros party de cuisine comme nos ancêtres le faisaient à l’époque », a-t-il lancé.

La formation va interpréter des pièces de son premier album Punklore et trashdition, des classiques du folklore revisités et deux nouvelles chansons. Carotté travaille sur un deuxième disque qui sera lancé vers la fin de l’année 2018.

Médé Langlois raconte qu’il n’avait pas l’intention, lorsqu’il était plus jeune, de poursuivre cette tradition familiale de cultiver la terre.

« Je ne pensais pas continuer ça, mais à l’âge de 25 ans, lorsque tu reviens un peu sur la planète et que tu réalises que tes ancêtres ont travaillé sur ces terres depuis plus de 300 ans, tu n’as pas le choix de continuer ça. C’est quasiment ancré dans notre sang », a-t-il laissé tomber.

Carotté se produit, mercredi soir, à 21 h, à la Place de Paris. Karim Ouellet, Bon Débarras et Cayouche suivront, jeudi, vendredi et samedi, à 20 h. Toute la programmation est en ligne à l’adresse nouvellefrance.qc.ca