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Éducation: les jeunes libéraux veulent revoir le modèle pédagogique «au complet»

Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau, propose d’effacer l’ardoise en revoyant le système d’éducation «au complet».
Photo d'Archives, Toma Iczkovits Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau, propose d’effacer l’ardoise en revoyant le système d’éducation «au complet».

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Sept semaines seulement après le dépôt de la politique de réussite éducative du gouvernement Couillard, les jeunes libéraux proposent d’effacer l’ardoise en révisant l’entièreté du cursus pédagogique aux niveaux primaire et secondaire.

«Nous, on veut une révision globale du système. On ne veut pas juste patcher. [...] Revoyons le modèle au complet», a déclaré en conférence de presse le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau, mercredi matin.

Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau, avec la présidente du 35e Congrès-Jeunes, Caroline Des Rosiers.
Photo Marc-André Gagnon
Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec, Jonathan Marleau, avec la présidente du 35e Congrès-Jeunes, Caroline Des Rosiers.

Les militants de l’aile jeunesse du PLQ se réuniront samedi et dimanche, à Lennoxville, dans le cadre du 35e Congrès-Jeunes ayant pour thème «Développer la réussite par l’éducation».

 

En plus de réclamer la mise sur pied d’un ordre professionnel enseignant – une proposition vivement critiquée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) – les jeunes libéraux demanderont au gouvernement de revoir les notions enseignées à l’école.

Un système perfectible

Les jeunes libéraux ne visent pas les structures, mais bien la matière, a plus tard tenu à préciser M. Marleau.

«Particulièrement au secondaire, mais ça pourrait être au primaire aussi», a laissé entendre M. Marleau devant les journalistes.

Il songe notamment à l’introduction d’un cours d’éducation sexuelle, que les jeunes libéraux jugent «urgente». Ils suggèrent aussi de mettre en place des stages en entreprise afin de permettre davantage d’expériences pratiques aux élèves.

Les jeunes libéraux débattront aussi en fin de semaine d’une proposition réclamant une formation «obligatoire» pour les bénévoles qui participent aux initiations dans les établissements universitaires.

Une faute gênante

Ils entendent également demander au gouvernement de déployer davantage de ressources dans les CPE afin de permettre un «diagnostic» plus précoce des jeunes ayant des difficultés. 

La Commission-Jeunesse propose aussi de valoriser la profession d’enseignant en améliorant les conditions de travail du personnel et en «haussant leur rémunération».

M. Marleau assure qu'il ne s'agit pas d'une critique envers le bilan du gouvernement libéral en matière d'éducation, qu'il qualifie «d'exceptionnel».

Une ombre au tableau pour les jeunes libéraux : cet «horraire» en première page du programme du congrès remis aux journalistes mercredi matin. Une faute d’orthographe que M. Marleau promet de corriger avant la distribution du document aux militants samedi matin.

«On essaie de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’erreur, a commenté M. Marleau. C’est la loi de Murphy. [...] Mieux vaut en rire puis le réimprimer ensuite.»