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«Si on continuait, le groupe se serait séparé» - Brent Kutzle de OneRepublic

OneRepublic, Ryan Tedder
WENN.com De passage au Québec pour deux spectacles, la formation OneRepublic proposera des pièces de son nouvel album, Oh My My.

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Peut-être n’avez vous pas entendu beaucoup parler du dernier album de OneRepublic, Oh My My, lancé en octobre dernier. La formation américaine, qui se produit à Québec mercredi soir et à Montréal vendredi, a cessé abruptement une tournée de promotion au printemps dernier, qui aurait pu coûter la séparation du groupe.

Le sympathique bassiste et violoncelliste Brent Kutzle a toutefois fait exception en nous accordant une entrevue mardi, alors qu’il se trouvait déjà à Québec, en compagnie de sa femme, qui en est à sa première visite ici.

« Avant, on pouvait faire six mois de promotion pour un nouvel album, explique-t-il. On faisait des entrevues partout dans le monde, dans les stations de télé, à la radio, dans les journaux. Si on continuait, le groupe se serait séparé. C’est trop intense mentalement, et physiquement. On s’est donné une chance et on prend du temps à la maison, ce qu’on n’a pas pu faire dans les dix dernières années. »

C’était assez pour que le groupe ne veuille plus lancer d’albums, mais plutôt des chansons à la pièce. Après trois albums à succès et un quatuor de hits planétaires comme Stop and Stare, Apologize, Love Runs Out et Counting Stars, le groupe pouvait s’appuyer sur une notoriété bien établie pour tirer son épingle du jeu avec Oh My My.

Cela dit, ce quatrième opus est leur plus éclectique en carrière. La bande de Ryan Tedder propose un son non conventionnel, mais accessible... et surtout une collaboration avec Peter Gabriel.

« On a décidé de ne mettre aucune règle pour la création, affirme Kutzle. On a tellement fait de chansons. Je pense que la première version de l’album en contenait 20 ! Mais on a tellement eu de “fun”. On s’est même laissé influencer par le disco. Avec Peter Gabriel, on a fait une chanson farfelue. C’était un honneur pour nous, vraiment », insiste-t-il.

« Comme une Cadillac »

OneRepublic célébrera en décembre ses dix ans de formation. Le premier album, Dreaming Out Loud, a été lancé en 2007.

« J’aime encore ces chansons, j’y reconnais les nuances de chacun d’entre nous, commente le musicien. C’est intéressant parce qu’on sortait du collège quand on a fait cet album. Il sonne plus organique. Aujourd’hui, notre musique est plus pop. Elle est créée dans un contexte plus moderne. »

Avec une décennie de carrière derrière la cravate, OneRepublic est bien armé pour bâtir un concert de tournée. Brent Kutzle n’hésite pas à comparer le spectacle actuel à... une Cadillac.

« On joue tous nos hits, de façon à ce que nos fans connaissent toutes les chansons. On fait aussi plusieurs reprises, comme Halo, de Beyoncé. C’est surprenant pour le public, parce que les gens ne sont pas conscients que Ryan écrit pour d’autres personnes. C’est le spectacle le plus énergique, et le plus lumineux, que nous ayons jamais fait. »

Hommage à Chester Bennington

On ne peut passer sous silence que OneRepublic a été affecté par le décès du chanteur de Linkin Park, Chester Bennington. Le groupe lui a rendu hommage, ainsi qu’à Chris Cornell, en interprétant Hallelujah à l’émission Good Morning America, il y a quelques jours.

« Hybrid Theory était un de mes albums préférés au secondaire, affirme Brent Kutzel. Musicalement, ce groupe signifie beaucoup pour tous les membres du groupe. »

OneRepublic sera en spectacle ce soir au Centre Vidéotron, et vendredi au Centre Bell.