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Les migrants ne seraient pas bien informés

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OTTAWA | Le gouvernement fédéral n’a pas l’intention d’en faire plus pour dire aux centaines de milliers de personnes aux États-Unis qui sont possiblement tentées de joindre l’actuelle vague de migrants, qu’elles pourraient être renvoyées du Canada.

Pourtant, plus de 300 000 personnes d’une dizaine de nationalités, dont le statut aux États-Unis est compromis, pourraient encore emboîter le pas à leurs compatriotes, toujours plus nombreux à camper à Saint-Bernard-de-Lacolle.

C’est ce que prévient l’avocat en immigration Stéphane Handfield, qui croit que le gouvernement devrait « leur dire ce qui les attend », soit en publiant des avertissements ou en allant à leur rencontre.

« Si ces gens sont dans la même situation que les Haïtiens, ils pourraient être tentés de prendre la même voie, surtout que l’image qu’on envoie est que la frontière n’existe plus. »

Au courant

L’avocate Stéphanie Valois pense aussi qu’un grand nombre de migrants « ne sont pas nécessairement au courant de ce qu’est un statut de réfugié ».

Comme son collègue Me Handfield, elle croit que le Canada devrait publiciser cette information au sud de la frontière.

Seul quelqu’un qui fuit la persécution peut devenir réfugié au Canada. La crainte de ne pas avoir d’emploi ou de maison dans son pays d’origine, ou encore de souhaiter un meilleur avenir pour ses enfants ne constitue pas un motif valable aux yeux de la loi.

« Notre responsabilité est que nos lois soient connues. On utilise des médias comme le vôtre, comme les médias sociaux », se défend Serge Cormier, secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Du même souffle, il assure qu’il n’y a pas de « blitz publicitaire » prévu aux États-Unis pour prévenir les futurs migrants.