/news/green
Navigation

Un seul week-end entièrement ensoleillé depuis le mois de mai

Le parapluie sera encore de mise cette fin de semaine dans la grande région de Montréal

GEN-ORAGE-METEO
Photo d’archives, Joel Lemay La pluie est venue jouer les trouble-fête au cours des dix dernières fins de semaine à Montréal, mis à part les samedi et dimanche 29 et 30 juillet.

Coup d'oeil sur cet article

Si vous croyez que les week-ends ensoleillés se font rares, vous n’avez pas tort. Une seule et unique fin de semaine n’a pas été gâchée par la pluie depuis le mois de mai dans la grande région de Montréal.

Des averses sont tombées sur la métropole pendant au moins l’une des deux journées du week-end au cours des 10 dernières semaines, sauf les samedi et dimanche 29 et 30 juillet.

Avant cette date, il faut remonter à la fin de semaine du 27 et 28 mai pour situer la dernière fois où le soleil était au rendez-vous pendant les deux jours, selon les données de MétéoMédia.

Pas fini

Et ce n’est pas terminé. Ce week-end, le parapluie sera toujours de mise puisque 5 à 10 mm de précipitations sont attendus aujourd’hui et environ 1 mm demain.

L’été n’est pas particulièrement chaud non plus. Pour la première fois depuis l’an 2000, le mercure n’a pas atteint 30 °C de tout le mois de juillet à Montréal, rapporte Frédérick Boulay, météorologue à MétéoMédia.

Chose certaine, le temps pluvieux fait bien des mécontents, à commencer par les motocyclistes.

« C’est sûr que c’est moins agréable », concède Jean-Pierre Fréchette, directeur général de la Fédération motocycliste du Québec, qui a lui-même dû reporter certaines sorties sur la route à cause de la pluie.

« Mais il y a des mordus qui ne se sont quand même pas privés de faire les randonnées qu’ils avaient planifiées cet été, dit-il. [...] Il suffit d’être bien équipé. »

Camp de jour à la flotte

Dans les camps de jour, les caprices de dame Nature ont aussi souvent compliqué les activités.

« Quand il pleut, on rapatrie les groupes à l’intérieur, mais il faut tout reprogrammer. Et pour les enfants, c’est plus facile de lâcher leur fou et de dépenser leur énergie à l’extérieur que lorsqu’ils sont confinés à l’intérieur », constate Barbara Poinsaut, directrice des communications au camp Sports Montréal.

Le météorologue Gilles Brien affirme que la pluie la fin de semaine n’est pas attribuable qu’au hasard. La pollution atmosphérique aurait aussi un rôle à jouer.

Gilles Brien, <i>météorologue</i>
Photo Annie T. Roussel
Gilles Brien, météorologue

« Les gens sont plus nombreux à prendre leur voiture pendant la semaine, et à partir du jeudi, il y a une accumulation de polluants dans l’atmosphère, explique-t-il. Ensuite, ils retombent sous forme de précipitations parce que les gouttelettes d’eau s’agglutinent autour de ces particules et créent des nuages. »

« C’est pour cette raison que les précipitations ont tendance à tomber de plus en plus les fins de semaine, même en hiver », ajoute-t-il.

Grandes villes

Ce phénomène concernerait surtout les grandes villes, notamment celles situées dans le couloir entre Toronto et Montréal.

Une étude de l’Université d’Arizona réalisée en 1998 conclut même que dans les régions côtières des États-Unis, la moyenne de précipitations des samedis est de 22 % supérieure à celle des lundis. D’autres recherches ont toutefois mis en doute ces résultats.

Selon Denis Thibodeau, météorologue pour Environnement Canada, une telle corrélation entre pollution et précipitations n’existe pas.

« Évidemment, si vous êtes en congé la fin de semaine, vous allez remarquer davantage s’il pleut, souligne-t-il. [...] Mais la météo ne sait pas si on est lundi ou dimanche. »

 

Un été plus pluvieux que la normale

  2017 Moyenne
Juin 135,2 mm 87 mm
Juillet 125,5 mm 89,3 mm
Août 45,8 * mm 94 mm

* En date d’aujourd’hui


► Pour consulter la météo, cliquez ici.