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Ann Brashares – Ces liens qui nous séparent: romance au bord de la mer

Ann Brashares – Ces liens qui nous séparent: romance au bord de la mer
Photo courtoisie Sigrid Estrada

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Après avoir séduit plus d’un million et demie de lecteurs francophones avec les best-sellers Quatre filles et un jean, Toi et moi à jamais et ses autres romans, l’Américaine Ann Brashares revient cet été avec une très belle histoire sentimentale se déroulant au bord de la mer, sur la Côte Est américaine: Ces liens qui nous séparent.

La talentueuse romancière souhaitait écrire un roman familial raconté de divers points de vue. «J’ai commencé avec trois soeurs, un divorce amer et une maison sur la plage que les deux membres du couple se partagent. Il n’a pas fallu longtemps pour que je fasse en sorte que les parents se remarient et qu’ils donnent naissance, chacun de leur côté, à Sasha et Ray», explique Ann Brashares, en entrevue par courriel.

«Et puis je me suis demandé quelle relation ces deux enfants pouvaient bien avoir entre eux. C’est ce qui m’a fait démarrer le roman», ajoute-t-elle. Mettre en scène les membres de familles reconstituées la rendait à la fois «confortable et triste».

Histoire touchante

L’histoire de Sasha et Ray, deux adolescents qui vivent chacun leur tour dans la même maison de bord de mer, sans jamais se croiser, est touchante. «C’est une fiction, mais dans mon enfance, j’ai vécu des expériences personnelles impliquant le divorce, le remariage, les demi-frères et soeurs, et tout ce que cela implique de complexité. Je n’y peux rien : mes sentiments transparaissent dans le roman.»

Ces deux adolescents partagent tout depuis l’enfance, sans jamais se croiser, le divorce houleux des parents ayant entraîné des relations très peu cordiales entre les deux clans. Ils dorment dans la même chambre de la maison du bord de mer, lisent les mêmes livres, dorment dans le même lit, chacun leur tour, sans jamais s’être rencontrés.

À travers l’histoire de Sasha et Ray, Ann Brashares orchestre avec brio les interrelations entre tous les membres de ces deux familles, remontent l’arbre généalogique, met à jour des secrets de famille. «Plusieurs thèmes m’intéressaient, mais en particulier celui qui parle des sacrifices que les membres d’une même famille doivent faire pour vivre en harmonie.»

Étrangers

Sasha et Ray sont des étrangers l’un pour l’autre, rappelle-t-elle, et ils ont chacun leur personnalité. «En racontant leur histoire, j’ai exploré les différentes interactions et les influences qu’ils avaient l’un envers l’autre. J’ai commencé à voir qu’il y avait une réelle relation entre eux. Ils ont, pour moi, un aspect très yin et yang.»

L’histoire se déroule à Long Island, une région côtière très prisée des new-yorkais. «J’ai passé beaucoup de temps dans la région de South Fork quand j’étais dans la vingtaine, mais j’y suis peu allée depuis. Je pense que c’est un des paysages naturels les plus beaux du monde!»

Ann Brashares précise qu’il n’y a pas encore eu de proposition pour faire une adaptation cinématographique de son roman, mais elle aimerait bien que ce soit le cas. Et pour la première fois depuis bien des années, écrit-elle, elle bénéficie d’une petite pause dans ses activités professionnelles. «Je n’ai pas de contrat ou de date de tombée pour un projet. Je savoure ce moment et je me donne le temps de réfléchir à ce que je veux faire par la suite. Je travaille sur quelques projets, dont un roman historique, mais je lui donne du temps et de l’espace.»

» - Ann Brashares a écrit les best-sellers Quatre filles et un jean, Trois amies pour la vie et Toi et Moi à jamais, L’amour dure plus qu’une vie.

» -Elle vit à Brooklyn avec son mari et ses trois enfants.

EXTRAIT

 

«Le dimanche après-midi, Quinn passa apporter des pêches jaunes à Myrna Chapman. Elle aimait s’y arrêter une ou deux fois par semaine en rentrant de la ferme des Reese, pour lui déposer ce que le verger avait à offrir ce jour-là.

Myrna avait été la baby-sitter de leur grand-mère Hardy, puis plus tard son amie. Elle habitait une petite maison victorienne et possédait autrefois l’un des plus beaux jardins du village.

Quinn adorait venir voir Myrna quand elle était enfant, lorsqu’il y avait trop de remue-ménage chez elle. La vieille dame lui préparait une tasse de thé et des biscuits, et lui apprenait à prendre soin des fleurs.»

— Ann Brashares, Ces liens qui nous séparent, Éditions Gallimard