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Congrès sur le surdiagnostic: s’attaquer aux actes médicaux non nécessaires

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.
Photo Martin Alarie Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

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Un important congrès international sur la problématique du surdiagnostic dans le milieu de la santé se tient cette semaine à Québec et les spécialistes ont bien l’intention de faire connaître les conséquences de ces actes médicaux évitables.

D’après l’Institut canadien d’information sur la santé, ce serait un million d’examens et de traitements « potentiellement non nécessaires » qui seraient effectués chaque année au pays. Le président de l’Association médicale du Québec (AMQ), qui accueille le congrès qui débute aujourd’hui, sonne l’alarme.

« On a toujours en tête le principe que plus on en fait, mieux c’est, mais c’est le dogme qu’il faut combattre aujourd’hui et la science nous amène maintenant des réponses », explique le Dr Hugo Viens.

Parmi les actes médicaux ciblés comme pouvant être non nécessaires, les membres de la campagne « Choisir avec soin » identifient notamment certains examens d’imagerie préventifs ou la tenue d’examens préopératoires avant des interventions à faible risque.

« Quand on prescrit pour les mauvaises raisons, les gens qui ont un réel besoin se retrouvent à attendre », précise le Dr Viens.

Économies importantes

Selon les quelque 350 spécialistes qui sont réunis jusqu’à samedi à Québec, les économies liées à une meilleure gestion du surdiagnostic pourraient placer le gouvernement dans une situation favorable. Au Québec seulement, la problématique coûterait annuellement 3 G$ au gouvernement selon l’AMQ.

« Sauver de l’argent pour des tests inutiles, ça permet deux options : soit on réinvestit cet argent-là dans le réseau pour des gens qui en ont besoin ou on peut récupérer l’argent pour autre chose. On va laisser cette gestion-là au gouvernement, mais il faut amener ce débat-là sur la table », croit le président de l’organisme.